Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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LIL BOOSIE - Da Beginning

, 23:48 - Lien permanent

Le nom de cette mixtape est trompeur. Da Beginning, en effet, ne marquait en rien les débuts de Lil Boosie. En 2008, année de sa sortie, Torrence Hatch avait déjà une discographie conséquente, faite d'albums solo, de collaborations avec Webbie et avec tous les artistes de la Trill Fam, et bien sûr d'une bonne poignée de mixtapes. Il était en fait, déjà, un artiste accompli, et une star à Baton Rouge, voire ailleurs dans le Sud, grâce à sa présence (aux deux sens du terme) sur toutes les scènes de la région. Da Beginning, cependant, est sortie au cœur de cette période, de 2007 à son incarcération, en 2009, où le futur Boosie Badazz était le plus étincelant, où il semblait sur le point d'exploser plus fort et plus loin.

LIL BOOSIE - Da Beginning

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Votez pour vos albums et mixtapes rap préférés

, 22:32 - Lien permanent

Chaque mois de décembre, Fake For Real demande à ses lecteurs de désigner ses projets rap préférés de l'année écoulée. Cela s'est fait en 2010, puis tous les ans depuis 2013, et c'est consultable auprès des rétrospectives par année du blog. Il est toujours temps pour vous, cependant, de désigner vos albums officiels, street albums ou mixtapes préférés pour toutes les autres années depuis 2008. Les résultats seront publiés quand nous aurons atteint un quorum de votes suffisants.

SOSO - Discographie Commentée

, 12:45 - Lien permanent

Nous étions en l’an 2000. C’était l’époque de la bulle Internet et l’âge d’or du rap de nerd. Dans la foulée d'Anticon, apparaissaient sur le Web toute une myriade de rappeurs blancs amateurs. La recette de base, c’était soit du rap "conscient" et intello, soit ces paroles introspectives dont Slug d’Atmosphere était devenu à son corps défendant le grand inspirateur, le tout agrémenté de beats finalement assez conformistes malgré la noirceur et les bizarreries électroniques d’usage. Pour tous ces gens, le média phare était un webzine bien sûr, et il s’appelait Hip Hop Infinity. La majorité des artistes défendus sur ses pages étaient mauvais et maladroits, ce qui ridiculisait le ton souvent professoral des articles. Mais parfois, le magazine savait dénicher tel ou tel rappeur du gouffre dont le talent l'extirpait du brouet.

Soso

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03 GREEDO - Purple Summer 03: Purple Hearted Soldier

, 22:22 - Lien permanent

Un jour, Greedy Giddy décida de se renommer 03 Greedo. S'il choisit de placer cet étrange chiffre devant son nouveau pseudonyme, c'est en raison de l'âge auquel son père avait disparu, emporté par un accident de moto. Il n'avait que 30 ans, et le rappeur de Watts, alors bébé, allait donc entamer orphelin une vie qui ne lui ferait aucun cadeau : plus tard viendraient l'addiction à la drogue, des agressions à l'arme à feu (à cause de ces attaques, sa jambe manquera d'être amputée), des amis emportés par la violence, et la prison. C'est au cours de l'une de ces périodes de détention, cependant, qu'il allait décider de se sauver par le rap, avec une foi telle qu'il n'hésiterait pas à tatouer les mots "Living Legend" sur son visage. Son objectif serait d'avoir réussi sa vie, avant l'âge où s'était brisée celle de son père.

03 GREEDO - Purple Summer 03: Purple Hearted Soldier

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JEAN GRAE & 9TH WONDER - Jeanius

, 22:48 - Lien permanent

Avec le temps, cet underground hip-hop qui suscita tant d'espoir à la fin des années 90 se stabilisa en quelque chose de bien défini. Alors qu'il était à l'origine épars, divers, multiformes, et qu'il nous faisait une promesse alléchante de renouvellement, il est devenu au bout du compte l'apôtre de la conservation, et le refuge ultime d'un rap de facture classique qui se refusait à mourir. Jean Grae et 9th Wonder ont tous les deux hardiment représentés cette tendance. La première, autrefois appelée What? What?, ancienne membre dans les années 90 du groupe new-yorkais Natural Resource, défendait un rap de type battle et lyrical. Et le second, producteur de Little Brother, privilégiait un traditionniste style boom bap.

JEAN GRAE & 9TH WONDER - Jeanius

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KARIM HAMMOU - Une Histoire du Rap en France

, 23:20 - Lien permanent

Avec tact, Karim Hammou a intitulé son livre Une Histoire du Rap en France. "Une histoire", donc, et pas "l'histoire". Car l'auteur, chercheur au CNRS, a choisi de traiter le sujet selon un filtre particulier, un parmi d'autres : celui de sa discipline, la sociologie. D'autres que lui, par le passé, ont essayé d'analyser le rap sous le même angle, et cela n'a pas toujours été un bon souvenir. Souvent, ils ont ramené cette musique au rang de simple manifestation sociale, reléguant à l'arrière-plan sa dimension esthétique, la niant presque, avec une morgue plus ou moins consciente, et beaucoup d'ignorance. Mais les temps ont changé, et Hammou appartient à une autre génération de sociologues : celle qui a grandi avec le rap, celle qui sait en parler de façon neutre, sans malveillance, certes, mais aussi sans son contraire, cette détestable bienveillance démagogique et paternaliste.

KARIM HAMMOU - Une Histoire du Rap en France

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GUCCI MANE - DropTopWop

, 23:35 - Lien permanent

C’était une image qui faisait plaisir : en mai 2016, Gucci Mane sortant de prison, en forme, souriant, avec des kilos en moins et des muscles en plus, dans les bras de Keyshia Ka'oir, celle qu’il allait épouser quelques mois plus tard. Le rappeur d’Atlanta réapparaissait en pleine gloire. Enfin, il était reconnu et célébré par tous pour ce qu’il était : le rappeur le plus influent des dix années précédentes. C’est avec la même joie, aussi, qu’on voyait Guwop se remettre tout de suite au travail, puis sortir avec prodigalité de nouveaux projets. D’autant plus que ceux-ci, malgré leur production plus actuelle et plus robuste, étaient de prime abord fidèles aux premières dizaines de mixtapes grâce auxquelles il avait construit son mythe. Mais après, petit à petit, à la réécoute de ces sorties, un étrange sentiment s’est mis insidieusement à nous envahir : une impression de fadeur, d’innocuité, comme si, en fait, le bonheur et la reconnaissance mérités du rappeur l’avaient anesthésié.

GUCCI MANE - DropTopWop

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ISHA - La Vie Augmente Vol. 1

, 22:58 - Lien permanent

C’est la grande découverte de ces dernières années, du côté de chez nous : le meilleur rap français serait, en fait, le rap belge. Depuis plusieurs mois, donc, Damso, Romeo Elvis, Hamza, Caballero et JeanJass, sont les rappeurs qui comptent. Et à ces nouveaux-venus (ou qui le paraissent tels vus de France), il faut en ajouter d’autres, parfois encore plus remarqués par la critique que par le grand public, par exemple Isha, un proche des derniers cités. Au détail près que ce rappeur, autrefois connu sous le nom de Psmaker, présent depuis 15 ans sur la scène bruxelloise, est tout sauf un bleu, ce dont témoigne La Vie Augmente Vol. 1.

ISHA - La Vie Augmente Vol. 1

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SYLVAIN BERTOT - Mixtapes

, 22:44 - Lien permanent

Et de trois. Fake For Real a récemment publié (le 18 mai plus exactement) une troisième anthologie sur le rap. Après avoir traité du genre dans son ensemble, puis du mouvement hip-hop underground qui a sévi autour de l'an 2000, nous nous penchons cette fois sur la fabuleuse histoire des mixtapes. Nous retraçons l'épopée de ce format à travers ses multiples métamorphoses, en nous concentrant, comme avec les ouvrages précédents, sur l'espace nord-américain.

SYLVAIN BERTOT - Mixtapes

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JAKE ONE - White Van Music

, 23:28 - Lien permanent

Vers la fin des années 90, alors que s'émoussait la rivalité entre les Côtes Est et Ouest, une nouvelle frontière s'était formée dans le monde du rap américain. A une époque d’apogée commerciale pour cette musique, et alors que, en corollaire de ce triomphe, s’imposait une imagerie de nouveaux riches, deux camps s'étaient formés : d’un côté les puristes, les défenseurs de l’underground, les adeptes d’un hip-hop intellectuel, à la fois responsable et pétris d’ambitions artistiques ; et de l’autre, ceux qui embrassaient à pleine bouche ce rap tape-à-l’œil et fier-à-bras de voyous magnifiques, et qui considéraient ses détracteurs comme des pisse-froid.

JAKE ONE - White Van Music

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WILEY - Godfather

, 22:51 - Lien permanent

En décembre dernier, lors de l’annonce des nouvelles promotions à l’Ordre de l'Empire britannique (plus ou moins l’équivalent de la Légion d’Honneur, de l’autre côté de la Manche), un nom aura retenu l’attention des amateurs de musique : celui de Richard Cowie. Le Londonien se voyait ainsi distingué pour sa contribution au rayonnement de son pays. Quoiqu’on puisse penser de ce type de décoration, cela était mérité. L’artiste connu sous le nom de Wiley n’est pas seulement à l’origine du style musical anglais le plus distinctif, en ce début de XXIème siècle. Ce genre qu’il avait intitulé eskibeat, mais que l’histoire aura retenu sous le nom de grime, il l’a animé pendant près de 20 ans, ne cessant jamais d’en produire, et de faire la courte-échelle à d’autres, plus jeunes, qui désiraient aussi s’y adonner.

WILEY - Godfather

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RAP, HIP-HOP - Albums et mixtapes 2017

, 23:54 - Lien permanent

"Nous sommes des stars de la pop. Le trap rap, c'est la variété de maintenant. Les oreilles des gens se sont adaptées à ce que nous disons, et à notre manière de le dire". Ces propos, tenus dans le magazine Rolling Stone, sont ceux d'un des gagnants de l'année, le vétéran 2 Chainz. Et ils résument plutôt bien l'état des lieux du rap, en 2017. Cette trap music, apparue il y a 15 ou 20 ans, a pris tout ce temps pour s'imposer. Elle a d'abord été un sous-genre régional, centré à Atlanta. Elle est devenue ensuite le moteur du rap. Puis elle est aujourd'hui totalement commoditisée. Ce sont ses enfants, des rappeurs aux cheveux colorés et des adeptes du mumble rap, qui gagnent aujourd'hui le coeur des adolescents. Et en les observant, on a le sentiment d'avoir atteint la fin d'un cycle. Alors que l'on approche du terme de cette décennie 2010 dominée par ce genre, alors aussi que l'exaltation des dernières années s'émousse un peu, on se demande où se trouve désormais l'essentiel. Convaincus qu'il n'est pas chez des Kendrick Lamar et autres, trop révérents de leur passé, faut-il la chercher en Floride, où sévit Kodak Black, mais aussi de jeunes pousses prometteuses ? Faut-il voir en la pertinence intacte ou retrouvée d'un Lil B ou d'un Chief Keef le signe d'un nouveau départ, pour deux scènes, la Bay Area et Chicago, parmi les plus vivaces du rap ? Faut-il explorer une Angleterre qui, en grime ou au-delà, se porte plutôt bien ? Ou bien faut-il se pencher vers Detroit, la ville du moment, avec les prolifiques collectifs Doughboy Cashout, Team Eastside, et d'autres encore ? Il est trop tôt pour se prononcer, mais la sélection suivante devrait nous donner quelques indications.

LIL B - Black Ken

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JME - Famous?

, 23:31 - Lien permanent

Le grand gagnant, dans l’opération de cooptation par les Américains qui a redonné des couleurs au grime anglais dans les années 2010, c’est Skepta. Il faut se souvenir, cependant, que la carrière de Joseph Adenuga ne date pas d’hier, et qu’elle fut doublée, en parallèle, de celle de son petit frère Jamie, un prénom plus connu sous l’orthographe alternatif de JME. Cette fratrie d’activistes (à laquelle il faut ajouter la petite sœur Julie, un DJ) a commencé à se faire un nom au début des années 2000, au sein du collectif Meridian. Puis les frères ont fondé ensemble le label-équipe Boy Better Know, sur lequel sortiraient leurs projets réciproques.

JME - Famous

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KENDRICK LAMAR - DAMN.

, 16:46 - Lien permanent

Plus qu’un artiste populaire, Kendrick Lamar aura été un fantasme critique. S’il est aussi révéré dans les médias, s’il est si apprécié d’une élite rap constituée, c’est qu’il répond à nombre de leurs désirs : il est ancré dans une tradition gangsta, il provient même de Compton, ce qui lui donne le pédigrée nécessaire, mais il est politique, engagé, "conscient". Son écriture sophistiquée et sa musique arty offrent plus de grain à moudre aux commentateurs de la presse et aux plumitifs de tout poil (des gens qui ont grandi dans les années 90, à l’époque du rap "lyrical"), que les sons minimalistes et les textes génériques en forme de slogans qui dominent le reste de cette musique. A l’heure où le hip-hop est le genre majeur, à l’ère où il se normalise et où il se moyennise, tout autant qu’il se sacralise, à l’époque, en somme, de l’Obama rap, Kendrick Lamar tombe à pic. Mais souvent, en corolaire de cette allure de premier de la classe, sa musique est surfaite et prétentieuse.

KENDRICK LAMAR - Damn.

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YOUNG SCOOTER - Jugg King

, 13:35 - Lien permanent

Young Scooter aurait pu avoir un tout autre destin. En 2013, d’ailleurs, à l'époque de l’engouement autour de la mixtape Street Lottery, on aurait cru que les choses allaient se précipiter pour lui, et qu’il gagnerait bientôt sa place parmi les rappeurs les plus emblématiques d’Atlanta. Après tout, il était au cœur du système, du fait de son amitié ancienne avec Future et de son association avec le 1017 Brick Squad de Gucci Mane. Mais en fait, non. Kenneth Bailey est toujours là. Il est actif, il fait partie du paysage. Mais il ne tire pas vraiment profit de l’exposition grand public dont jouissent ses compères, ni de la normalisation dont bénéficie la trap music.

YOUNG SCOOTER - Jugg King

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LETHAL BIZZLE - You'll Never Make a Million from Grime

, 23:02 - Lien permanent

Cela fait un moment déjà que Maxwell Ansah, alias Lethal Bizzle, occupe une place dans le monde du grime. Il était déjà actif au tout début des années 2000, au sein du More Fire Crew, un collectif qui, en 2002, sortit l’un des premiers tubes du genre, "Oi!". Puis ensuite, en solo, il sortit d'autres singles remarqués, notamment "Pow" (aussi appelé "Forward Riddim"), en 2004, un morceau enregistré avec une dizaine d’autres rappeurs, et qui fut un nouveau carton, malgré une censure imposée du fait de son contenu violent (et de sa propension à déclencher de grosses bastons quand il était joué en club). Comme beaucoup de ses collègues, cependant, le Londonien est davantage un artiste à singles qu’à albums. Après 2009, il n’en sortit d’ailleurs aucun, et il fallut attendre You’ll Never Make a Million from Grime, en 2017, pour qu’il connaisse son plus grand succès sur format long.

LETHAL BIZZLE - You’ll Never Make a Million from Grime

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MOBSQUAD NARD - Nardo DaVinci

, 22:50 - Lien permanent

Ceux qui suivent de près la discographie, abondante mais toujours de qualité, de Starlito, ont dû remarquer que depuis quelques mois, le rappeur de Nashville s’est entiché d’un certain Mobsquad Nard. Celui-ci, en effet, est apparu sur plusieurs de ses sorties récentes, comme Manifest Destiny, Hot Chicken et Funerals & Court Dates 2. L'apparition de ce jeune homme, cependant, a précédé de deux ans ces collaborations. En 2015, en effet, ce rappeur de Jacksonville, en Floride, s’est fait connaître avec le titre "Right Ni". A la suite de cela, il fut cornaqué par Cinematic Music Group, la filiale de Sony qui préside déjà aux destinées de Joey Badass, Mick Jenkins et G-Herbo, ce qui permit au rappeur, actif depuis ses années de lycée dans la décennie précédente, de se faire une place dans la presse spécialisée.

MOBSQUAD NARD - Nardo DaVinci

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YOUNG DOLPH - Thinking Out Loud

, 22:52 - Lien permanent

"On devrait essayer de tuer Young Dolph plus souvent. Il n’en sort que plus vivant". Ainsi se terminait notre chronique du dernier Young Dolph avant celui-ci. Et franchement, au moment d’écrire ces lignes, nous ne croyions pas si bien dire… Après avoir survécu à un premier assaut carabiné (cent balles tirées sur lui, tout de même…), le rappeur de Memphis s'était montré plus fort que jamais. Remonté comme une horloge, il avait alors sorti un Bulletproof rageur et arrogant, plein de mépris pour ceux qui avaient voulu lui faire la peau. Or, il se trouve que l’histoire a bégayé. Dans la deuxième partie de l’année, Adolph Thornton Jr. s’est fait à nouveau canarder, avant d'enchainer une fois encore avec une sortie remarquable.

YOUNG DOLPH - Thinking Out Loud

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KOLY P - Rap Game Messiah

, 23:06 - Lien permanent

Il n’y avait donc pas que Kodak Black à Pompano Beach, dans le comté floridien de Broward. Depuis 2016 et sa mixtape The Koly Bible, Koly P est un autre rappeur local remarqué. Et naturellement, il est un proche du premier. L’homme autrefois connu sous le nom de Kolyon a d’abord fait partie de The Kolyons, avec un certain Dirty 1000, un duo auquel Kodak Black a été un temps associée. La première fois qu’il a été remarqué, d’ailleurs, c’est sur un titre de ce dernier, "My Wrist", sur Heart of the Projects, et ils collaboraient déjà sur son projet précédent. Mais Koly P vole aujourd’hui de ses propres ailes. Après l’accueil favorable reçu par sa première mixtape, grâce à des titres comme "Rich Gang" et "Gooked Out", il a enfoncé le clou le 18 avril 2017 (jour de son anniversaire), avec une troisième livraison usant une fois encore d’une référence religieuse : Rap Game Messiah.

KOLY P - Rap Game Messiah

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J HUS - Common Sense

, 23:09 - Lien permanent

Le rap anglais se porte bien. Pas seulement ce grime qui, depuis qu'il suscite l'enthousiasme de rappeurs nord-américains, vit une deuxième jeunesse. Mais tout le rap anglais, dans ses diverses déclinaisons. L'accueil favorable que reçoit J Hus depuis sa mixtape de 2015, The 15th Day, et cette année avec son premier album, Common Sense, est une illustration de cette grande forme. Avec lui, le succès est au rendez-vous (le single "Did You See" a bien cartonné), les stars locales cooptent le jeune homme de 21 ans (il contribue au titre "Bad Boys" de Ghetts et Stormzy, sur le dernier album du second), et la critique se montre bienveillante.

J HUS - Common Sense

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