Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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SYLVAIN BERTOT - Mixtapes

, 22:44 - Lien permanent

Et de trois. Fake For Real a récemment publié (le 18 mai plus exactement) une troisième anthologie sur le rap. Après avoir traité du genre dans son ensemble, puis du mouvement hip-hop underground qui a sévi autour de l'an 2000, nous nous penchons cette fois sur la fabuleuse histoire des mixtapes. Nous retraçons l'épopée de ce format à travers ses multiples métamorphoses, en nous concentrant, comme avec les ouvrages précédents, sur l'espace nord-américain.

SYLVAIN BERTOT - Mixtapes

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Votez pour vos albums et mixtapes rap préférés

, 22:32 - Lien permanent

Chaque mois de décembre, Fake For Real demande à ses lecteurs de désigner ses projets rap préférés de l'année écoulée. Cela s'est fait en 2010, puis tous les ans depuis 2013, et c'est consultable auprès des rétrospectives par année du blog. Il est toujours temps pour vous, cependant, de désigner vos albums officiels, street albums ou mixtapes préférés pour toutes les autres années depuis 2008. Les résultats seront publiés quand nous aurons atteint un quorum de votes suffisants.

CRIMEAPPLE - Aguardiente

, 23:15 - Lien permanent

New-York, 1995, souvenez-vous. Nous ne nous rappelons pas nécessairement du climat qu'il faisait dans la grande métropole de la Côte Est, cette année-là, mais sur ses disques de rap, c'est une certitude, il faisait froid. Ça ne rigolait pas, tant musicalement, les rappeurs de l'époque optant pour des beats décharnés et austères, que du point de vue des textes. De jeunes gens qui avaient été autrefois de petits dealers (voire pas), prenaient la dureté et la sauvagerie de la rue comme sujet principal. Ou bien, comme Raekwon et quelques autres, ils enjolivaient leurs expériences ingrates, ces longues heures à servir le client dans les courants d'air glacés de la ville, en se dépeignant en mafieux magnifiques. Pour bien des gens, le rap new-yorkais, voire le rap tout court, fut alors à son apogée. Pour une foule de nostalgiques, il atteint là un sommet, que personne n'a su dépasser depuis.

CRIMEAPPLE - Aguardiente

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DRAKEO THE RULER - Cold Devil

, 22:46 - Lien permanent

Le rap de Los Angeles a toujours été, plus ou moins, sous les projecteurs. Du fait de la taille de la ville, en raison aussi de son statut de capitale du divertissement, les rappeurs de la grande cité californienne, à travers plusieurs vagues, n'ont jamais cessé de faire l'actualité. La dernière génération, cependant, mérite plus que d'autres toute l'attention qu'elle retient, du fait de son originalité et de son influence croissante. C'est évidemment le cas pour 03 Greedo, dont il a déjà été question ici. Mais ça l'est aussi pour son collaborateur Drakeo The Ruler, dont le Cold Devil, sorti à la toute fin de l'année passée et enregistré en quelques jours, entre deux périodes de captivité, aura été le dernier projet rap marquant de 2017.

DRAKEO THE RULER - Cold Devil

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BROCKHAMPTON - Saturation

, 22:29 - Lien permanent

La place du Web dans la production musicale est, on le sait, de plus en plus centrale. Et Brockhampton (ou BROCKHAMPTON, si l'on se conforme à leur nom officiel), un large collectif qui a fait l'événement en 2017 avec la sortie remarquée de trois albums intitulés Saturation, en est une démonstration claire. Il ne s'est pas contenté, comme tout le monde, de se faire connaître sur Internet : il s'y est formé. C'est en effet par une petite annonce publiée sur le forum d'un site de fans de Kanye West, Kanye To The, que le fondateur et leader du groupe, un jeune homme originaire du Texas appelé Kevin Abstract, a rassemblé tout un tas d'autres personnes pour monter ce projet, initialement intitulé AliveSinceForever.

BROCKHAMPTON - Saturation

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BERTRAND BOUARD - Lynyrd Skynyrd

, 22:55 - Lien permanent

C'est un style musical dont les racines s'enfoncent profondément dans le sol boueux du Sud, dans ces anciens Etats esclavagistes qui ont été la matrice de toutes les musiques afro-américaines. Cependant, c'est par des artistes issus de New-York et de Californie, ces sièges de l'industrie du diverstissement, qu'il s'est fait connaître à l'ensemble du pays. Mais le Sud, finalement, avec une décennie de retard, a su prendre sa revanche. Ses musiciens, d'abord snobés, d'abord considérés comme des attardés, l'ont emporté à force de travail, de talent et de proximité avec le public. Ils sont devenus, au bout du compte, le choix du peuple.

BERTRAND BOUARD - Lynyrd Skynyrd

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5.1.NINE.0.2. - When a Name is Just a Number

, 13:03 - Lien permanent

Il y a fort longtemps, en 1991, à Truro, dans ce nulle part hip-hop qu'était la province canadienne de Nouvelle-Ecosse, fut fondé un groupe appelé Hip Club Groove. Celui-ci, alors confidentiel, fut en quelque sorte la matrice d'une scène qui, quelques années plus tard, à la grande époque des labels de rap indépendants, aurait son quart d'heure de gloire : celle d'Halifax. Ce groupe, en effet, avait été cofondé par DJ Moves et Checklove, Sixtoo avait fait un temps partie de l'aventure, tout comme Gordski, le futur producteur des Goods, et il collaborait souvent avec un certain Stinkin' Rich, futur Buck 65. Tous ces gens, le temps venu, referont parler d'eux, avec plus ou moins d'écho, Checklove en tant qu'acteur, sous son vrai nom de Cory Bowles, et tous les autres dans la musique.

5.1.NINE.0.2. - When a Name is Just a Number

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FMB DZ - Washington DZ

, 15:44 - Lien permanent

Que le titre de cette mixtape, un jeu de mot avec l'acteur Denzel Washington, n'induise personne en erreur. FMB DZ ne vient pas de la capitale des Etats-Unis, mais de la ville devenue celle du rap, en 2017 : Detroit. Il est une nouvelle preuve qu'en cette année, tout ce qui a compté est sorti de là-bas, à tel point qu'il nous faudra encore toute une partie de 2018 pour rendre compte de ce qu'il s'y est passé. Et quand bien même on se limiterait à raconter l'année du jeune Denzel, il y aurait déjà beaucoup à dire, vu que ce rappeur y a sorti pas moins de trois mixtapes, et qu'il a aussi défrayé la chronique en août, en se faisant tirer dessus à trois reprises. Cet incident ne l'a toutefois pas empêché de sortir quelques jours après son deuxième projet (les autres ont été I Ain't Gone Lie, en juillet, et The Gift, en décembre), et de l'entamer par un titre fortuitement nommé "Hard 2 Kill".

FMB DZ - Washington DZ

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KODAK BLACK - Heart Break Kodak

, 23:16 - Lien permanent

Depuis quelques mois, nous observons une bien vilaine chose dans l'évolution de la critique musicale : le retour de la morale. Vu que le rap a gagné, puisque ses détracteurs ont été défaits, on est passé à une autre stratégie : séparer l'acceptable du mauvais, distribuer les bons points. Comme il n'est plus possible de combattre cette musique qui est maintenant partout, alors qu'elle accepte au moins de se plier aux règles de la bienséance, alors qu'elle soit adulte et responsable. Qu'en soient distingués ses premiers de la classe, ses gendres idéaux, ceux dont le mot d'ordre répond à un impératif progressiste, Kendrick Lamar par exemple. Et que soient voué aux gémonies les rustres comme Kodak Black, ces gens au comportement hautement répréhensible, ces agents du diable.

Kodak Black - Heart Break Kodak

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SASHA GO HARD - Do U Know Who I Am?

, 22:42 - Lien permanent

Parce que Yaneisha Franklin, qui a grandi à South Side Chicago et qui commença le rap vers l'âge de 12 ans, était d'un abord fier et pas facile, un oncle la surnomma un jour Sasha Fierce, d'après l'alter ego malcommode qu'avait adopté un temps Beyoncé. Et pour la même raison, parce qu'elle y allait franco au micro sur son premier titre, "What We Do", des amis lui lancèrent : "you go hard" (tu y vas fort). Tout cela est resté, et au moment de débuter une carrière de rappeuse, la jeune femme est devenue Sasha Go Hard. Entretemps, elle était entrée en contact avec un adolescent dont elle avait apprécié les morceaux postés sur Facebook, un certain Chief Keef. Elle avait très vite rejoint son entourage (on lui prêtera même une relation avec lui, démentie âprement), et appris auprès d'eux à enregistrer sa propre musique. En toute logique, donc, c'est aux Glory Boys de son collaborateur que sa première mixtape, Glory Girl, allait ouvertement se référer.

SASHA GO HARD - Do U Know Who I Am?

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