Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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MAX B - Public Domain 2: Rise of the Silver Surfer

, 22:49 - Lien permanent

En 2007, Max B était déjà plongé dans les affres de l'affaire sordide qui, plus tard, allait le condamner à 75 ans d'incarcération (une peine ramenée depuis à 12 ans "seulement"). A peine libéré de prison en 2005, il y était déjà de retour, accusé dans des circonstances douteuses d'avoir commandité un meurtre. C'était alors le début de la fin. Afin d'être libre en attendant son jugement, il avait dû payer deux millions de dollars de caution, qu'il avait obtenus en signant un deal trop rapide avec son acolyte d'alors (et le patron de son collectif Byrdgang), Jim Jones. C'est cet accord qui serait l'origine de sa dispute contractuelle et financière avec le membre des Diplomats, et de l'embargo que ce dernier instituerait à son encontre.

MAX B - Public Domain 2 Rise Of The Silver Surfer

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SYLVAIN BERTOT - Ladies First

, 07:00 - Lien permanent

Le petit quatrième de Fake For Real est une fille. Ou plus exactement, il est cent filles. Le 21 novembre 2019, est paru en effet Ladies First. En ces heures où l'on célèbre Bbymutha, Cardi B, les City Girls, CupcakKe, Junglepussy, Kash Doll, Kodie Shane, Leikeli47, Little Simz, Lizzo, Megan Thee Stallion, Noname, Princess Nokia, Rapsody, Rico Nasty, Queen Key, Tierra Whack, Tommy Genesis, Tink et bien d'autres encore, en cette période où les rappeuses n'ont jamais autant occupé le haut de l'affiche, nous revenons sur la longue histoire des femmes dans le rap.

SYLVAIN BERTOT - Ladies First

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THE CHAMELEONS - Strange Times

, 23:20 - Lien permanent

Pour les Chameleons, Strange Times aurait dû être l'aboutissement. En 1986, le groupe de Middleton, près de Manchester, venait de rejoindre le label Geffen, et c'est un troisième album ambitieux que sortait le quartet composé du chanteur et bassiste Mark Burgess, du batteur John Lever, et des guitaristes Reg Smithies et Dave Fielding. Malheureusement pour eux, le succès international attendu n'est jamais arrivé, des dissensions internes les ont minés et leur manager Tony Fletcher est mort subitement l'année d'après, entrainant leur séparation. Hormis un EP en hommage à ce dernier (et un album tardif enregistré à l'occasion d'une brève reformation dans les années 2000), cette œuvre-là serait donc leur dernière. Mais pour ceux qui ont connu et qui ont apprécié le groupe, principalement dans leur Royaume-Uni natal et chez les fans de rock avertis (dont un certain Noel Gallagher), Strange Times a été l'apogée d'une discographie quasi irréprochable.

THE CHAMELEONS - Strange Times

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BILAN - La décennie rap 2010-2019

, 00:10 - Lien permanent

Saucissonner la musique en décennies est absurde, cela n'a pas de sens. Il n'y a pas d'épisodes, dans son histoire. Il n'y a pas de début, pas de fin. Elle n'est qu'un continuum, parcouru par de multiples voies, autoroutes comme chemins de traverse, qui se croisent et qui s'entrecroisent continument. Et pourtant, quand on jette un regard en arrière vers le rap des années 2010 à 2019, on peut lire comme un récit. Cette décennie, qui avait commencé dans le bruit et la fureur d'une trap à la mode Waka Flocka Flame, Lex Luger et "B.M.F.", s'est achevé avec une cohorte de rappeurs fatigués, qui ont abandonné leurs voix tonitruantes et leur musique clinquante au profit de chantonnements, de marmonnements et de susurrements. C'est comme si les rappeurs étaient passés de la fête à la gueule de bois, comme s'ils payaient le contrecoup des drogues qui, un temps, les avaient euphorisés.

100s - IVRY

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ROC MARCIANO - Marcielago

, 13:52 - Lien permanent

La décennie 2010 n'aurait su s'achever sans l'un de ceux qui l'ont survolée. Aussi, le 12 décembre, Roc Marciano a-t-il ajouté une autre pièce à cette discographie impressionnante inaugurée dix ans plus tôt par ce survivant méconnu du Flipmode Squad, avec le grand Marcberg. Une discographie sans laquelle il est difficile d'imaginer Ka, Billy Woods, Crimeapple, Hus Kingpin, Knowledge The Pirate, Mach-Hommy et toute la clique Griselda. Une œuvre qui a préservé la place de New-York dans ce genre musical qu'elle a créé, et à laquelle, une fois encore, le rappeur fait honneur avec Marcielago, un album où le rappeur d'Hempstead s'interroge sur sa postérité, citant par deux fois, sur "Tom Chambers" comme sur "Legacy", le cas malheureux de l'éternellement incarcéré et du perpétuellement mésestimé Max B.

ROC MARCIANO - Marcielago

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BIRDMAN - 5 ★ Stunna

, 01:46 - Lien permanent

Birdman est un vautour, il est un vil rapace. Il n'y a rien d'attachant chez le patron et fondateur de Cash Money. Et il n'y a rien de remarquable quand il rappe. Même si lui, contrairement à d'autres rappeurs gangsta, est sans doute un vrai voyou, s'il est un véritable businessman malhonnête, ses paroles ne sont que platitudes. Son numéro de parrain protecteur, la constante exaltation de sa réussite, ne sont que des banalités déblatérées de façon transparente, sans originalité, sans adresse verbale, sans aucun frisson d'authenticité. Il pue la fausseté, le mensonge, la tartufferie, et il n'a pas le talent nécessaire pour maquiller et sublimer tout cela, loin s'en faut. Et pourtant, sa discographie n'est pas négligeable. Les albums de Bryan "Baby" Williams méritent d'être retenus, tel notamment ce 5 Star Stunna.

BIRDMAN - 5 ★ Stunna

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MAYBACH MUSIC GROUP - Self Made Vol. 1

, 16:55 - Lien permanent

Quand on devient un rappeur important, la coutume veut que l'on se bâtisse un empire, que l'on crée un label et que l'on soude toute une équipe autour de soi. Or, important, Rick Ross l'était incontestablement, au début de la décennie 2010. Cinq années après l'historique "Hustlin'", il avait démontré qu'il était davantage que l'homme d'un seul tube. Tout récemment, étaient sortis les albums Deeper than Rap et Teflon Don, ainsi que les mixtapes Albert Anastasia et Ashes to Ashes, et il avait dominé la bande-son de l'été 2010 avec son dévastateur "B.M.F. (Blowin' Money Fast)". En 2011, donc, suite logique, il donnait corps à son nouveau projet, le label Maybach Music, avec l'album collectif Self Made Vol. 1.

MAYBACH MUSIC GROUP - Self Made Vol. 1

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Désignez vos projets rap de la décennie 2010-2019

, 00:55 - Lien permanent

Après avoir voté chaque année pour leurs albums rap préférés, il est temps pour les lecteurs de Fake For Real de se pencher une dernière fois sur l'ensemble de la décennie écoulée. Désignez ci-dessous les dix œuvres rap que vous retenez des années 2010 à 2019. En parallèle, vous pourrez découvrir notre propre sélection.

GIGGS - Big Bad...

, 14:34 - Lien permanent

Si aujourd'hui, il existe en Grande-Bretagne une scène rap florissante, et qui ne se cantonne pas au sous-genre du grime, c'est en partie parce que Nathaniel Thompson a dégagé la voie. Il est difficile, en effet, d'imaginer l'Angleterre d'aujourd'hui, celle de Dave, de Fredo et d'AJ Tracey, sans penser à la voix grave et au débit lent de Giggs, sans revenir sur son parcours, sans l'avoir vu, albums après mixtapes depuis la fin des années 2000, imposer un rap de gangster dans le style des Nord-Américains (et adoubé par eux : il a collaboré avec Styles P comme avec ce charognard de Drake), et néanmoins immanquablement britannique. Et en 2019, alors qu'avec l'engouement autour des artistes susmentionnés et de la UK drill, on a jamais parlé autant du rap d'Outre-Manche, il était logique que Big Bad…, le cinquième album du rappeur de Peckham, ait droit à quelques égards.

GIGGS - Big Bad

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RAP INTERNATIONAL - Quelques livres

, 22:57 - Lien permanent

Le rap, cet inconnu... Contrairement à ses aînés jazz ou rock, la littérature à son sujet est longtemps demeurée rare. Elle manquait de recul. Le genre étant encore trop chaud, trop neuf, trop vivant, les livres à son endroit ont longtemps parlé davantage de son contexte social, que de son histoire et de son esthétique. Ou bien ils ont été des biographies, qui ont peu rendu compte de sa profondeur, de sa complexité, de sa diversité. Il existe certains ouvrages, pourtant, qui méritent d'être recommandés, y compris en français, parfois. Et ces dernières années, cette bibliographie n'a pas cessé de croître. Ci-dessous, une sélection très personnelle.

ED PISKOR – Hip-Hop Family Tree

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ROLF POTTS - The Geto Boys

, 22:52 - Lien permanent

Rolf Potts est connu comme écrivain et essayiste spécialisé dans les récits de voyage. Il a écrit plusieurs livres dans ce registre, ainsi que des articles dans des revues telles que le National Geographic Traveler. Mais ce que l'on sait moins, c'est que l'envie de sillonner le monde a commencé par l'irruption d'un objet exotique dans la vie de cet Américain blanc issu de la classe moyenne : le disque The Geto Boys, sorti en 1990 par le groupe du même nom (en fait une refonte de leur album précédent, Grip It! On That Other Level, sous l'égide de Rick Rubin). Confirmant ce que beaucoup ont dit du gangsta rap, à savoir qu'il satisfait chez les blancs une envie de tourisme à moindre risque dans l'univers afro-américain, il a poussé Rolf Potts à commencer ses longues et ses lointaines pérégrinations par une virée dans le 5th Ward, le quartier de Houston dont est issu le groupe de rap.

ROLF POTTS - The Geto Boys

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DIZZEE RASCAL - Maths + English

, 23:17 - Lien permanent

En 2003, l'engouement considérable autour de Boy in da Corner a été, pour une bonne partie, une bulle critique. Certes très réussi, l'album nous avait été vendu comme l'ouverture d'une nouvelle ère, comme une révolution telle que la musique n'en connaît que tous les vingt ans. Cependant, l'explosion du grime, que ce premier opus de Dizzee Rascal était censée annoncer, n'eut jamais vraiment lieu. Malgré quelques résurgences auprès du grand public, comme dans les années 2010, quand des rappeurs américains l'ont parrainé, le genre a continué sa route dans l'underground. Quant au Londonien, il a suivi lui aussi son bonhomme de chemin, sans être un inconnu, loin de là, mais sans non plus être une star absolue.

DIZZEE RASCAL - Maths + English

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GANGSTA BOO & LA CHAT - Witch

, 23:19 - Lien permanent

Comme le veut une règle tacite en matière de hip-hop féminin, celle selon laquelle deux rappeuses ne peuvent coexister, on a parfois opposé La Chat à Gangsta Boo. Elles n'ont pourtant jamais vraiment marché sur les plates-bandes l'une de l'autre. Alors que la seconde a fait partie de Three 6 Mafia, la première n'aura été qu'une affiliée (certes très très proche de la bande). Alors que Lola Mitchell a parfois joué de la carte sexy de mise, à l'époque où elle a émergé, à la fin des années 90, Chastity Daniels, elle, n'a jamais été qu'une furie et une sauvageonne, encore plus unilatéralement hardcore que l'autre. Par ailleurs, elles n'ont jamais été en conflit.

GANGSTA BOO & LA CHAT - Witch

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SHEFF G - The Unluccy Luccy Kid

, 23:10 - Lien permanent

Perçu à l'origine comme un sous-genre de la trap music d'Atlanta, la drill de Chicago n'a cessé, à son tour, d'engendrer des rejetons, aux Etats-Unis comme ailleurs. L'ailleurs, c'est la France, où la version locale de la trap lui doit en fait beaucoup, même si elle ne porte pas son nom. Mais c'est aussi, et même surtout, la Grande-Bretagne, où l'on parle depuis un moment déjà de la UK drill. Et aux Etats-Unis, c'est rien de moins que Brooklyn. Or, cette drill new-yorkaise, qui doit souvent plus à sa cousine anglaise qu'à sa mère chicagoane, Sheff G a été l'un des premiers à la faire connaître, en 2017, avec le titre "No Suburban", une réponse au "Suburban” de 22gz, un rappeur des Blixky Boys, gang rival au sien, M8V3N.

SHEFF G - The Unluccy Luccy Kid

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LORD INFAMOUS - The Man, The Myth, The Legacy

, 22:58 - Lien permanent

L'homme, le mythe, le legs. Le titre de ce disque ressemblait déjà à une épitaphe. Alors forcément, quand on connaît la suite, quand on sait que six années plus tard, en 2013, Ricky Dunigan est mort dans son sommeil à tout juste 40 ans, cet album solo prend une dimension particulière. Sorti sur Black Rain Entertainment, le label qu'il a cofondé avec II Tone après une période marquée par la prison et par son départ de Three 6 Mafia, il sonne rétrospectivement comme un testament pour Lord Infamous, co-fondateur du plus emblématique des groupes rap de Memphis. D'autant plus qu'il se montrait, et qu'il se montre encore, tout à fait honorable.

LORD INFAMOUS - The Man, The Myth, The Legacy

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DJ PAUL - Scale-A-Ton (Skeleton)

, 23:06 - Lien permanent

Au cœur des années 2000, la Three 6 Mafia était au sommet de sa gloire : depuis le début de la décennie, tous leurs albums se vendaient bien, et leur musique avait été couronnée par cet improbable Oscar reçu en 2006. Très logiquement, avec le succès, leur rap autrefois infréquentable s'était affadi. Cependant, au terme de ces dix années, Juicy J et DJ Paul manifestaient l'un comme l'autre une volonté de retour aux sources. Pour le premier, celui-ci allait se concrétiser sur l'album Hustle till I Die, puis prendre la forme de ses mixtapes, notamment les deux volumes de Rubba Band Business. Et pour le second, cela se traduisait par la création de son label Scale-A-Ton Entertainment, et par la sortie de l'album solo du même nom.

DJ PAUL - Scale-A-Ton (Skeleton)

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JUNGLE MUZIK LARRY - 56DD

, 11:14 - Lien permanent

Aux yeux du monde, le rap de Baton Rouge est représenté aujourd'hui par Kevin Gates et NBA YoungBoy, tous deux signés sur la major Atlantic. Mais comme pour tout artiste ayant atteint une stature nationale, leur rap douceâtre et lent, ne rend plus tout à fait compte de ses origines. Jungle Muzik Larry, lui, est nettement moins illustre. Aperçu dès 2016 sur "Cross Me", au côté de 70th Street Carlos, autre valeur montante de la ville, il rayonne peu au-delà de sa chaîne Youtube. Son seul fait d'arme est d'avoir été désigné en 2017, par le magazine XXL, comme l'un des rappeurs à surveiller dans la capitale de la Louisiane. Cependant, comme l'a démontré l'an dernier la très bonne mixtape 56DD, son style est bien plus fidèle à la formule qui, autrefois, avait permis de placer Baton Rouge sur la carte du rap.

JUNGLE MUZIK LARRY - 56DD

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GUCCI MANE - Ice Attack

, 22:30 - Lien permanent

Quelle a donc été la grande année de Gucci Mane ? Est-ce 2016, celle où, sorti de prison et reconnu comme la principale influence de la génération actuelle, il faisait enfin l'unanimité ? Ou bien est-ce le début de la décennie 2010, par procuration, quand se sont illustré ses disciples du 1017 Brick Squad, les Waka Flocka Flame, OJ da Juiceman, Young Thug, Young Scooter, et même Chief Keef ? Ou alors sont-ce ces années folles qu'ont été 2008 et 2009, quand il a inondé le marché avec ses mixtapes, notamment Writing on the Wall, ses deux The Movie avec DJ Drama et la série des Cold Wars ? Ou est-ce tout bonnement 2006, l'année de Chicken Talk, la première des mixtapes qui ont fait sa légende, pour beaucoup sa meilleure ?

GUCCI MANE - Ice Attack

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ED PISKOR – Hip-Hop Family Tree

, 11:07 - Lien permanent

S'il fallait résumer la culture hip-hop par un seul mot, le plus adéquat serait créativité. Créativité de la musique, bien sûr. Créativité de ces disciplines qu'on été le graff, la danse, le beatboxing, et d'autres encore. Créativité aussi, dans la façon dont son histoire a été contée. Car si certains ont écrit des ouvrages au format académique pour relater l'épopée de cette culture et de sa composante musicale, le rap, d'autres l'on fait sous la forme de listes comme avec le culte Ego Trip's Book of Rap Lists, ou de livres de coloriages comme ceux de Shea Serrano. Ed Piskor, quant à lui, a usé de son talent éprouvé d'auteur de comics. Après avoir livré en bandes-dessinées une histoire de la beat generation, The Beats: A Graphic History, il en a fait de même avec son autre passion, le hip-hop des premières années, via une série de livres toujours en cours de rédaction, mais déjà culte.

ED PISKOR – Hip-Hop Family Tree

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BILAN - L'année rap 2019

, 23:59 - Lien permanent

Et voilà. Une décennie de rap de plus qui s'achève. La plus triomphale sans doute pour cette musique, tant elle coule de source, tant elle domine maintenant toutes les autres. La production d'aujourd'hui est si pléthorique, ça tire tellement dans tous les sens, qu'il est de plus en plus difficile d'en repérer les vraies pépites par delà les grosses machines vantées par les milieux consanguins de l'industrie et de la critique, qu'il est de plus en plus difficile de séparer les bons grains de l'ivraie.

BILLY WOODS & KENNY SEGAL - Hiding Places

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