Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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SYLVAIN BERTOT - Ladies First

, 10:14 - Lien permanent

Le petit quatrième de Fake For Real sera une fille. Ou plus exactement, cent filles. Le 21 novembre 2019, paraîtra en effet Ladies First. En ces heures où l'on célèbre Bbymutha, Cardi B, les City Girls, CupcakKe, Junglepussy, Kash Doll, Kodie Shane, Leikeli47, Little Simz, Lizzo, Megan Thee Stallion, Noname, Princess Nokia, Rapsody, Rico Nasty, Queen Key, Tierra Whack, Tommy Genesis, Tink et bien d'autres encore, en cette période où les rappeuses n'ont jamais autant occupé le haut de l'affiche, nous reviendrons sur la longue histoire des femmes dans le rap.

SYLVAIN BERTOT - Ladies First

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BONES - WhiteRapper

, 23:45 - Lien permanent

Depuis ses débuts, il y a maintenant une décennie, Elmo O'Connor aurait sorti pas moins d'une soixantaine de projets, sous divers pseudonymes. Il a beau évoluer en marge de l'industrie du disque (dont il se méfie comme d'une peste), il a compensé son absence de soutien par une production pléthorique, laquelle lui a permis de se construire un public fidèle et de vivre confortablement de son art. La contrepartie, c'est qu'il est difficile de s'orienter dans sa discographie. Le projet qui l'a défini, cependant, est facile à repérer. Sorti au moment où celui qui s'appelait alors Th@ Kid allait étrenner, à 18 ans, le nom sous lequel il se ferait connaître, son titre disait de façon laconique ce que Bones était vraiment : un rappeur blanc.

BONES - WhiteRapper

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BABY SMOOVE - Flawless

, 16:15 - Lien permanent

Qui a dit que le son de Detroit était toujours le même ? Malgré quelques traits musicaux en commun, Sada Baby n'est pas Payroll Giovanni, qui n'est ni Icewear Vezzo, ni Peezy, ni Drego & Beno. Et s'il faut aux sceptiques une meilleure preuve de la diversité des rappeurs issus de cette scène, alors Baby Smoove l'apporte. Ce dernier a beau être aussi prolifique que la plupart de ses compères (il a sorti trois projets cette année, Flawless, Mr. Perfect et Purple Heart) et livrer comme eux un rap de rue insolent obsédé par le fric, il s'en distingue par un phrasé détaché, tout en murmures, qui évoque davantage le style d'artistes de DMV comme Goonew, que celui généralement plus soutenu et plus énergique des rappeurs de sa ville.

BABY SMOOVE - Flawless

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LIL BLOOD - Ndugu

, 12:43 - Lien permanent

En 2018, comme depuis à peu près toujours, une partie de la meilleure production rap des Etats-Unis nous est venue de la Baie de San Francisco. Et comme depuis à peu près toujours, une fois encore, elle est sous-médiatisée. Nous savons en effet peu de choses de celui qui, avec Ndugu ("frère", en langue swahilie), a sorti l'un des albums rap notables de l'an passé, sinon qu'il est originaire de West Oakland, qu'il fait partie de l'équipe Livewire (J Stalin, Shady Nate, Philthy Rich…), qu'il est actif depuis environ 2010, que son nom est familier de ceux qui suivent toutes les sorties de la région, et qu'il avait sorti peu avant un autre projet remarquable, Crack Baby, vanté avant tout le monde par le site très averti Pure Baking Soda.

LIL BLOOD - Ndugu

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EEKWOL & MILS - The List

, 22:54 - Lien permanent

Lorsque qu'en 2004, à l'occasion de l'album Apprentice to the Mystery, on avait célébré Lindsay Knight, alias Eekwol, c'est en tant que chanteuse amérindienne qu'elle avait d'abord été présentée. Il est vrai que cette membre de la Première Nation de Muskoday est une universitaire versée dans l'étude des nations "natives", qu'elle s'est toujours posée en défenseuse de la culture crie, et qu'un morceau de son premier album rendait hommage à ses origines, en invitant un chanteur pow-wow. Mais ramener la nièce du musicien folk Chester Knight à cette seule qualité était réducteur. La plupart des titres de ce premier album abordaient d'autres sujets, tout comme ceux de son successeur trois ans après, The List.

EEKWOL & MILS - The List

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PAYROLL GIOVANNI - January 30th

, 23:13 - Lien permanent

A force de se pencher sur tous ces rappeurs captivants que Detroit dégurgite sans arrêt, on en oublierait presque ceux par qui tout a commencé. Or, parmi ceux-là, figure incontestablement Payroll Giovanni. Certains vous diront qu'ils suivent cette scène depuis Blade Icewood, mais en vérité, c'est quand les Doughboyz Cashout ont été parrainés par Jeezy que l'on a commencé à s'y intéresser. Or, au sein de ce groupe, comme il allait le démontrer avec l'excellent Stack Season, Dior Giovanni Petty surnageait. A tel point qu'il a maintenant rejoint Def Jam, après avoir entretemps élargi son public grâce aux deux projets Big Bossin, avec Cardo.

PAYROLL GIOVANNI - January 30th

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KANYE WEST - Graduation

, 12:42 - Lien permanent

Il est commode de diviser la carrière de Kanye West en deux grandes époques. La première, celle de la trilogie formée par The College Dropout, Late Registration et Graduation, celle où son rap gonflé aux samples soul était dans le prolongement de ses travaux pour Roc-A-Fella. Et la seconde, celle bien plus grande que le rap de My Beautiful Dark Twisted Fantasy, de Yeezus et de The Life of Pablo, où toute démesure était acceptable, où toute expérimentation était bonne à tenter. Et entre ces deux périodes, en 2008, l'album de la transition aurait été l'étonnant, l'influent et le déstabilisant 808s & Heartbreak, lequel n'était même pas un album de rap.

KANYE WEST - Graduation

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LIGHTSHOW - Life Sentence 2

, 22:41 - Lien permanent

L'éveil de la scène de Washington (ou plus généralement de celle de DMV, si l'on emploie le terme consacré pour désigner, côté rap, les environs de la capitale américaine), remonte à il y a à peine plus d'une décennie. Ses acteurs de poids sont alors devenus Wale, Fat Trel, puis Shy Glizzy un peu plus tard. Mais il ne faut pas en oublier quelques autres qui, comme Larinzo Lambright-Williams, ont pris leur part dans cet essor. C'est avec une mixtape estampillée DJ Khaled, The Way I See It, que certains ont découvert fin 2014 celui qui se fait appeler Lightshow, ou plus tard sur If These Walls Could Talk avec son aéropage d'invités allant de Kap G à Icewear Vezzo. Mais c'est avant cela, peu de temps après ses débuts en 2011, que le rappeur des quartiers Sud-Est de DC s'est fait connaître des plus avertis.

LIGHTSHOW - Life Sentence 2

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POLO G - Die a Legend

, 18:23 - Lien permanent

C'est en prison qu'est né le Polo G que l'on connaît aujourd'hui. Avant cela Taurus Bartlett, en bon apprenti rappeur de Chicago, donnait plutôt dans une drill music générique. Mais en 2018, entre quatre murs, il choisit d'infléchir son style avec "Finer Things", un titre chantonné sur les notes d'un piano mélancolique, où il partageait sans trop y croire ses rêves d'une vie meilleure. Sorti quelques temps après, sa vidéo fut visionnée des millions de fois sur Youtube. Un peu plus tard, ce fut le tour de "Pop Out", un single enregistré avec le rappeur new-yorkais Lil Tjay de connaître le succès, de manière plus éclatante encore, permettant à Polo G de rejoindre Columbia et de devenir à 20 ans pile le next big thing du rap de Chicago.

POLO G - Die a Legend

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BILAN - L'année rap 2011

, 23:29 - Lien permanent

L'année 2011, celle du triomphe continu des monarques Jay-Z et Kanye, celle aussi du sommet de la hype autour d'Odd Future, celle enfin du cloud rap, ne s'est pas résumée à ces éléments, loin s'en faut. Si elle impose moins de classiques évidents que 2010, elle n'en pas moins manifesté un renouveau du rap, critique au moins, depuis l'underground jusqu'à ses sommets. Elle a été marquée par un regain d'intérêt pour le genre, qui se manifeste par l'émergence d'une nouvelle génération d'affamés, d'obédience trap et gangsta pour l'essentiel, comme par un retour en grâce de vieux loups, survivants du rap pour backpackers ou références de la West Coast, réveillés et stimulés par l'émergence d'une nouvelle génération.

DANNY BROWN - XXX

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PLIES - The Real Testament

, 23:40 - Lien permanent

"Tu peux me prendre cette merde rap, je trouverai un autre terrain de jeu. Ne te trompes pas, négro, (le rap) ça n'a jamais été mon rêve". Avec ces mots déclamés sur le titre introductif de son premier album officiel, The Real Testament, Plies déclarait que le rap était pour lui un moyen, davantage qu'une fin. Il marquait ainsi le glissement sémantique qu'avait opéré peu à peu le terme même de "real" au sein de la communauté rap. Un vrai rappeur, ce n'était plus quelqu'un qui s'illustrait par la qualité de son phrasé, la virtuosité de ses rimes ou la créativité de ses figures de style. Ce garçon de Fort Myers, en Floride, n'avait aucune de ces qualités. Non, un vrai rappeur, à l'époque de Plies, ce serait quelqu'un avec le bon pédigrée criminel, et qui prétendrait ne pas mentir sur son expérience de voyou.

PLIES - The Real Testament

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DANNY WINNIN - Going For the Win

, 23:33 - Lien permanent

Ça n'arrête pas, c'est un réservoir sans fin, une source inépuisable. Chaque année, depuis un bon moment déjà, Detroit est la scène rap la plus exaltante du monde. Elle est la plus prolifique, la plus riche. Et le plus fort dans tout ça, c'est qu'à chaque fois, ce sont de nouveaux noms qui sortent, c'est un autre artiste qui s'impose. Parmi la récente promotion, figure Danny Winnin. Celui-ci, à vrai dire, n'est pas tout à fait un nouveau-venu. Les plus avertis l'auront découvert ces deux dernières années grâce à The Chosen One et City of Bosses, des projets plus que recommandables sortis sous le pseudonyme alternatif de Danny Always Win (ou Alwayswin). Mais le plus récent Going For the Win mérite tout autant l'attention.

DANNY WINNIN - Going For the Win

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SA-ROC - Nebuchadnezzar

, 23:01 - Lien permanent

Rhymesayers a beau être un label rap progressiste et éclairé, être doté d'un grand sens éthique et abriter des rappeurs qui accordent de l'importance au message, à l'engagement et au sens de leurs paroles, il n'a jamais été spécialement ouvert aux femmes. Pendant longtemps, une rappeuse seulement, Psalm One, a figuré à son catalogue, et leur histoire commune s'est mal terminée. En effet, en 2015, après que leurs liens aient été rompus, cette dernière a accusé Rhymesayers de ne pas l'avoir assez appuyée. Mal à l'aise, le propriétaire du label, Siddiq, s'était alors excusé pour son manque d'ouverture aux artistes féminines. Et une année plus tard, comme pour y apporter réparation, il avait invité Sa-Roc à venir le rejoindre.

SA-ROC – Nebuchadnezzar

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BILAN - L'année rap 2017

, 00:04 - Lien permanent

"Nous sommes des stars de la pop. Le trap rap, c'est la variété de maintenant. Les oreilles des gens se sont adaptées à ce que nous disons, et à notre manière de le dire". Ces propos, tenus dans le magazine Rolling Stone en juin 2017, sont ceux d'un des gagnants de cette année-là, le vétéran 2 Chainz. Et ils résument assez bien l'état des lieux du rap d'alors. Cette trap music, apparue 15 ou 20 ans plus tôt, a pris tout ce temps pour s'imposer. Elle a d'abord été un sous-genre régional, centré à Atlanta. Elle est devenue ensuite le moteur du rap. Puis elle a été totalement commoditisée. Ce sont ses enfants, des rappeurs aux cheveux colorés et des adeptes du mumble rap qui, en 2017 gagnaient le coeur des adolescents.

LIL B - Black Ken

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