Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
Home

Aller au menu | Aller à la recherche

SYLVAIN BERTOT - Mixtapes

, 22:44 - Lien permanent

Et de trois. Fake For Real a récemment publié (le 18 mai plus exactement) une troisième anthologie sur le rap. Après avoir traité du genre dans son ensemble, puis du mouvement hip-hop underground qui a sévi autour de l'an 2000, nous nous penchons cette fois sur la fabuleuse histoire des mixtapes. Nous retraçons l'épopée de ce format à travers ses multiples métamorphoses, en nous concentrant, comme avec les ouvrages précédents, sur l'espace nord-américain.

SYLVAIN BERTOT - Mixtapes

Lire la suite...

Désignez vos albums et mixtapes rap de l'année 2008

, 22:32 - Lien permanent

Le compte-à-rebours de Fake For Real se poursuit. Notre rétrospective sur l'année rap 2009 désormais publiée, et sans cesser pour autant de nous pencher sur l'actualité, nous nous attaquerons bientôt à l'année 2008. A nouveau, vous pourrez vous aussi faire part de vos propres choix, en désignant vos 5 albums ou mixtapes préférés de cette année. Les deux classements seront publiés simultanément.

Lire la suite...

LIL B - Black Ken

, 22:38 - Lien permanent

Avec le temps, il était devenu épuisant de suivre Lil B. Qui d'autre que la cohorte (très) acharnée de ses fans, en effet, avait le courage de se palucher ses sorties de quatre ou six heures ? Qui donc voulait encore plonger dans ses mixtapes trop longues, afin d'en repérer les pépites ? Qui, en dehors des adeptes de sa secte, s'intéressait encore à un Based God dont la dernière lubie était de jeter des mauvais sorts aux stars de la NBA ? Cependant, en juillet dernier, alors même que ses sorties commençaient à se faire rares, Lil B s'est rappelé aux souvenirs de tous avec une mixtape annoncée depuis 2010. A l'époque, seule la pochette était connue, dessinée comme son classique 6 Kiss par l'auteur de comics Benjamin Marra. Mais en 2017, Brandon McCartney lui a donné une existence musicale.

LIL B - Black Ken

Lire la suite...

RAP, HIP-HOP - Albums et mixtapes 2016

, 22:49 - Lien permanent

Nous faisons peut-être, de nos jours, la même erreur que 20 ans plus tôt : braquer l'essentiel de nos regards sur Atlanta quand nous parlons de rap, comme nous le faisions autrefois sur New York. Considérer que tout est là, que cette ville génère les plus grands classiques du genre, peupler nos classements d'une bonne moitié d'albums venant de cet endroit. Il viendra sans doute un temps où il faudra refaire l'histoire, et redécouvrir des dizaines de grands albums et mixtapes nés en d'autres endroits, et moins sujets à l'attention des médias. Mais pour l'heure, c'est toujours cette grande cité du Sud qui semble nous satisfaire le plus, quand on constate que Future, Young Thug, PeeWee Longway, 2 Chainz, Skooly, 21 Savage, Ralo, Hoodrich Pablo Juan, Johnny Cinco (et bien d'autres encore, non cités ici), sont ceux qui ont contenté nos oreilles. Sans oublier de citer Gucci Mane, dont la libération et le retour en messie aura été l'un des événements rap de l'année.

PEEWEE LONGWAY - Mr. Blue Benjamin

Lire la suite...

WEBBIE - Savage Life 2

, 22:48 - Lien permanent

Autrefois, au début des années 2000, quand Bun B a pris les deux rappeurs sous son aile, les noms de Lil Boosie et de Webbie étaient indissociables. Ils étaient les emblèmes de la scène rap de Baton Rouge, et ils sortaient leurs albums en duo. Après bien des années, toutefois, la donne a changé : le premier, désormais appelé Boosie Badazz, est devenu une immense référence du rap du Sud, et en 2014, à sa sortie de prison, il a été accueilli comme le messie. Alors que l'autre, qui a connu pourtant des démêlés judiciaires similaires, est passé au second plan.

WEBBIE - Savage Life 2

Lire la suite...

RAP, HIP-HOP - Quelques livres

, 22:57 - Lien permanent

Le rap, cet inconnu... Contrairement à ses aînés jazz ou rock, la littérature à son sujet reste rare. Elle manque de recul. Le genre étant encore trop chaud, trop neuf, trop vivant, les livres à son endroit vont parler davantage de son contexte social que de son histoire et de son esthétique. Ou bien ce seront des biographies, qui rendront peu compte de sa profondeur, de sa complexité, de sa diversité. Il existe certains ouvrages, pourtant, qui méritent d'être recommandés, certains disponibles en anglais seulement. Ci-dessous, une sélection très personnelle.

DJ MARS, BRIL NDIAYE, MAURICE GARLAND, TAI SAINT LOUIS - The Art Behind the Tape

Lire la suite...

SHEA SERRANO - The Rap Year Book (Le Rap Book)

, 23:38 - Lien permanent

L'histoire du rap est connue, elle est documentée, elle a déjà été racontée maintes fois. Alors aujourd'hui, pour se démarquer des autres, les écrivains spécialisés doivent inventer des variations, et faire preuve de créativité. Ils peuvent privilégier un angle particulier, le business et l'argent par exemple, comme Dan Charnas avec The Big Payback. Ils peuvent faire comme Roni Sarig avec Third Coast, réviser les vieux dogmes new-yorkais en affirmant que la vraie matrice du rap se trouve au Sud. Ils peuvent aussi faire de la bande-dessinée, comme Ed Piskor avec son Hip Hop Family Tree. Ou bien, comme Shea Serrano, ils peuvent se focaliser, année après année, sur un morceau considéré comme plus important que les autres.

xx

Lire la suite...

PLAYBOI CARTI - Playboi Carti

, 23:21 - Lien permanent

"In New York, I milly rock, hide it in my sock". A en juger par l'entêtante phrase d'introduction de "Magnolia", le morceau le plus connu de Playboi Carti, il y est question de dealer du crack dans la grande métropole de l'Est américain. Mais en fait, pas vraiment. Certes, on y trouve, sinon les thèmes, en tout cas le lexique habituel de la trap music et de ses diverses déclinaisons : le fric, les fringues, les filles, et tout le tintouin. Mais les paroles, en vérité, ne disent rien. Il s'agit tout simplement d'une suite d'ad-libs et d'onomatopées, dont le but ultime n'est que de sonner agréablement à l'oreille. Playboi Carti, représentant de ce mumble rap dont Young Thug et quelques autres ont été les précurseurs, fait juste de la musique avec sa bouche. Il s'inscrit dans une longue lignée afro-américaine qui comprend le scat, le beatboxing et, oui, le rap en général, un genre dont la valeur textuelle est souvent surévaluée, alors qu'il s'appuie sur bien plus que de simples paroles.

PLAYBOI CARTI - Playboi Carti

Lire la suite...

KANYE WEST - 808s & Heartbreak

, 23:11 - Lien permanent

Donda West, professeur d'anglais, a élevé seule son fils, dès ses trois ans. Ils ont vécu ensemble à Chicago, et même en Chine. Mais en 2007, alors qu'elle n'était âgée que de 58 ans, elle est décédée. Et son garçon, désormais adulte, a violemment accusé le coup. Il a culpabilisé, se reprochant de n'avoir pas assez été près d'elle. Il a pensé aussi, sans doute, que c'est à cause de son statut de superstar que sa mère avait voulu subir les opérations de chirurgie esthétique qui ont provoqué sa mort. Et comme si cela ne suffisait pas pour cet homme, en cette même année, sa relation avec Alexis Phifer, sa compagne depuis cinq ans, a cessé, et il se débattait, pathétiquement, avec les affres de la célébrité. Ces déboires sentimentaux et personnels étaient d'ailleurs les thèmes les plus visibles de 808s & Heartbreak. Mais c'est bel et bien la perte de sa mère, la principale source d'inspiration de ce disque, comme le montrait à l'intérieur de la pochette cette grande photo où Kanye West, fils aimant, embrassait affectueusement Donda.

KANYE WEST - 808s & Heartbreak

Lire la suite...

PEEZY - Ballin Ain't A Crime

, 23:29 - Lien permanent

Un Peezy peut en cacher un autre. Alors que le buzz monte autour d'OMB Peezy, c'est un autre, Team Eastside Peezy (suivons donc cette mode qui consiste à précéder le nom d'un rappeur de celui de son collectif – parlerons-nous bientôt de WTC Raekwon ?) qui mérite toute notre attention. Celui-ci, en effet, a sorti avec Ballin Ain't A Crime, l'un des projets les plus notables de 2017. Contrairement au jeune natif de l'Alabama, cependant, celui-ci a de la bouteille. Son collectif, basé à Detroit, fait parler de lui depuis le début des années 2010. Et à presque 30 ans, Phillip Glen-Earl Peaks (son vrai nom) a déjà plusieurs albums ou mixtapes à son actif, dont Mud, Sweat & Tears, un projet de 2015, son plus remarqué à ce jour.

PEEZY - Ballin Ain't A Crime

Lire la suite...

G-SIDE - Starshipz and Rocketz

, 23:22 - Lien permanent

Huntsville est une petite ville (à l'échelle américaine) d'un peu moins de 200 000 âmes, située au Sud des Appalaches et au bord du fleuve Tennessee, dans l'Etat d'Alabama. Surnommée "Rocket City", elle n'est connue principalement que pour une chose : c'est ici qu'ont été conçus plusieurs des missiles et fusées qui ont symbolisé l'épopée spatiale, aux Etats-Unis. Le principal musée de la ville, d'ailleurs, est un rocket garden, un jardin où sont exposés plusieurs modèles de fusées. Et c'est l'une d'elles, sorte de Tour Eiffel high-tech, qui est son monument emblématique. Cet engin se retrouve aussi sur la pochette du deuxième album de G-Side, celui de la révélation pour le plus emblématique des groupes locaux, en toute logique pour un disque qui s'emploie à exploiter la métaphore spatiale.

G-SIDE - Starshipz and Rocketz

Lire la suite...

PAYROLL GIOVANNI & HELLUVA - Payface

, 22:41 - Lien permanent

Décidément, Payroll Giovanni sait convaincre sur tous les formats. Il l'a fait avec les sorties collectives de son groupe, Doughboyz Cashout, aussi bien qu'avec ses projets solo, notamment ce Stack Season qui demeure l'un des tout meilleurs albums rap sortis l'an passé. Et il se distingue aussi par ses collaborations, comme Big Bossin' Vol. 1, une mixtape de 2016 produite par Cardo, ou plus récemment Payface, un projet en commun avec Helluva, un des producteurs les plus importants de Detroit, la bonne ville des Doughboyz Cashout, et le principal collaborateur de Tee Grizzley, dernière sensation en date issue de la Motor City.

PAYROLL GIOVANNI & HELLUVA - Payface

Lire la suite...

OJ DA JUICEMAN - Culinary Art School

, 13:25 - Lien permanent

Si OJ Da Juiceman, jusqu'à ce jour, n'a jamais cessé d'assurer quantitativement parlant, sortant année après année plusieurs mixtapes, la fin de la décennie 2000 semble définitivement avoir été son grand moment. C'est en 2007, en effet, qu'il commença à tirer profit de son association avec Gucci Mane, collaborant avec ce dernier sur "Vette Pass By", un tube underground. Et c'est l'année suivante, toujours en compagnie du même, qu'il proposa son premier single, "Make tha Trap Say Aye". Fin 2008, aussi, il occupa le terrain pendant une nouvelle incarcération de son mentor, sortant alors cinq mixtapes en six mois, avec l'appui de DJ stars.

OJ DA JUICEMAN - Culinary Art School

Lire la suite...

CUPCAKKE - Queen Elizabitch

, 13:07 - Lien permanent

Je vais sucer 2017 bites en 2017. Voici ce qu'Elizabeth Harris, depuis cette année, prétend sur son profil Twitter. Nulle surprise, donc, si ce qui se présente comme son premier album (ou le second, selon les versions) est fait du même bois que les trois projets (Cum Cake, S.T.D., Audacious) qui l'ont révélée en 2016. Sur Queen Elizabitch, une fois encore, la rappeuse de Chicago joue d'une pornographie à faire passer Lil' Kim, l'un de ses modèles avoués, pour une Sainte Nitouche : "CPR", par exemple, est un titre plein d'humour dédié à sa passion du sexe ("j'ai trois trous pour lui, comme un bretzel", "je suis si souvent en levrette que je dois aller chez le véto"...), avec bruits de succion et cris de jouissance en prime ; et sur "Cumshot", elle attend de son partenaire, avec avidité, qu'il éjacule dans tous ses orifices.

CUPCAKKE - Queen Elizabitch

Lire la suite...

RAP, HIP-HOP - Albums et mixtapes 2009

, 13:20 - Lien permanent

L'année 2009 a été, d'après l'excellent critique américain David Drake, l'une des plus grandes de l'histoire du rap, et cela pour une raison : au moment même où presque aucun album commercial ne nous offrait de quoi nous mettre sous la dent, les mixtapes ont pris le relai. Tout ce qui s'était passé avec ce format les dix dernières années, avec 50 Cent, avec DJ Drama, avec Lil Wayne, aboutissait à un déluge de sorties digitales gratuites, dont beaucoup, plus tard, allaient acquérir le statut de classique. Parmi cette profusion, deux grandes tendances pouvaient être distinguées : d'un côté un pop rap introspectif, nerdy, éclectique et adepte de mélange des genres, héritier de Kanye West et de Lupe Fiasco, et représenté par Kid Cudi, XV et la future méga-star canadienne Drake ; de l'autre, Atlanta et la trap music tardive, incarnée par les fous furieux de 1017 Squad comme Waka Flocka Flame et OJ da Juiceman, et bien sûr leur leader, Gucci Mane, qui traversait là, sans doute, son plus grand moment. Et quoi de plus logique : 2009 a été l'année des mixtapes, et l'empereur des mixtapes, éternellement, c'est Guwop. A moins que Lil Boosie, qui était aussi à son sommet, n'ait alors mérité ce titre...

xx

Lire la suite...

GUCCI MANE - The Movie

, 13:44 - Lien permanent

L'histoire de Gucci Mane et celle de la mixtape sont très intimement liées, on le sait. Cette convergence a commencé avec Chicken Talk, en 2006. Elle s'est accélérée en 2007 avec plusieurs autres sorties, dont la plus remarquable a sans doute été No Pen, No Pencil. Et en 2008, tout cela a atteint une vitesse de croisière, avec toujours plus de projets, dont un, The Movie, organisé vaguement autour des thèmes de la célébrité et du cinéma (Guwop se compare à plusieurs acteurs ou personnages de film sur les titres "Feelin Myself", "I'm a Star" et "I Live in a TV") et bénéficiant pour la première fois du label Gangsta Grillz, de DJ Drama, a été un autre jalon d'importance dans la discographie très prolifique du rappeur.

GUCCI MANE - The Movie

Lire la suite...

FIGURES OF SPEECH - The Last Word

, 15:30 - Lien permanent

L'une des particularités du Good Life Café, c'est que son micro a été largement ouvert aux talents féminins. La compilation Project Blowed, qui a été la principale émanation de cette scène, en a été la preuve. L'un de ses titres centraux, en effet, le freestyle "Heavyweights Round 2", comptait une bonne moitié de rappeuses, et non des moindres : Medusa et sa cousine Koko (alias le duo S.I.N.), Nefertiti, T-Love, s'y mesuraient à Mikah 9 et à Self Jupiter de Freestyle Fellowship, ainsi qu'à Volume 10 et quelques autres. Le titre le plus féminin du disque, cependant, en était un autre. Il s'agissait de "Don't Get It Twisted" des Figures of Speech, un duo formé par Eve (Ava DuVernay) et Jyant (Ronda Ross). Rapide, imprévisible, ayant comme le jazz des airs d'improvisation, nous offrant une musique erratique prompte aux changements de rythmes et des rappeuses qui modifiaient leur 'flow'' continûment, ce brillant morceau était l'illustration parfaite de l'esprit Good Life.

FIGURES OF SPEECH - The Last Word

Lire la suite...

YOUNG DOLPH - Bulletproof

, 22:56 - Lien permanent

L'an dernier, Young Dolph a enfin sorti un premier album, dont le titre était King of Memphis. A ce qu'il paraît Yo Gotti, qui revendique ce titre royal, en aurait pris ombrage, ce qui aurait conduit à une querelle entre les deux rappeurs, dont la manifestation la plus éclatante aura été "Play Wit Yo Bitch" un morceau du jeune Adolph Thornton, adressé à son nouveau rival. Puis vint ce fameux épisode du 25 février de cette année, dans la ville de Charlotte, quand Young Dolph, au volant de son véhicule, sortit indemne d'un guet-apens au cours duquel pas moins de 100 balles auraient été tirées. Plus tard un proche de Yo Gotti, Blac Youngsta, sera suspecté d'avoir été dans le coup, puis il clamera son innocence sur le titre "Birthday", avant que Young Thug ne le défende avec son "Free Blac Youngsta".

YOUNG DOLPH – Bulletproof

Lire la suite...

RICH BOY - Bigger Than the Mayor

, 22:40 - Lien permanent

Issu de la modeste ville de Mobile, en Alabama, Rich Boy s'est fait connaître en 2006 par "Throw Some D's", un single où il nous vantait les vertus de sa nouvelle Cadillac, achetée bien sûr avec de l'argent mal acquis. Capitalisant sur ce succès, Maurice Richards (son vrai nom) participa l'année d'après aux mixtapes d'artistes notoires (Ludacris) ou en devenir (un certain Drake), et puis, avant d'être relégué en arrière-plan, il sortit un premier album qui se vendit de manière appréciable. La pièce qu'il faut retenir de sa discographie, cependant, n'est pas celle-là, mais plutôt la seule mixtape qu'il proposa en 2008, pour annoncer la sortie d'un second opus, Break the Pot, qui mettrait finalement cinq années de plus à voir le jour.

RICH BOY - Bigger Than the Mayor

Lire la suite...

JONWAYNE - Rap Album Two

, 20:09 - Lien permanent

John Wayne, le célèbre acteur de westerns, s'appelait en fait Marion Morrison. Son nom, il l'avait emprunté à une figure de la Guerre d'Indépendance américaine, le général Anthony Wayne, dit "Anthony le Fou". Mais le rappeur Jonwayne, lui, un lointain descendant de ce personnage historique, se nomme bel et bien ainsi (ou Jonathan Wayne, plus exactement). Et c'est là le seul lien entre John et Jon, le rap du second n'étant pas franchement celui d'un cowboy, et surtout pas celui de ce cinquième et dernier album, où on le voit sortir péniblement d'un trou profond.

JONWAYNE - Rap Album Two

Lire la suite...

- page 1 de 81