Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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CARL WILSON - Let's Talk about Love

, 22:53 - Lien permanent

La critique musicale n'a jamais été qu'un prétexte pour parler d'autre chose que du sujet traité. Et cela s'applique aussi à la collection 33 1/3, qui s'échine à disséquer l'un après l'autre, sur la longueur d'un livre, les classiques de la musique populaire. Si ces ouvrages se cantonnaient à leur principe, analyser un disque dans les moindres détails, leur lecture deviendrait vite fastidieuse. Aussi parlent-ils plutôt de son auteur, de son genre musical, de son époque et de sa postérité ; ou bien, comme avec Let's Talk about Love (le volume le plus remarqué de la série, à tel point qu'il a été réédité dans une version augmentée, et traduit en français), cherchent-il à résoudre une question fondamentale. LA question, en l'occurrence, le grand mystère de la musique : pourquoi les autres ont-ils si mauvais goût ?

CARL WILSON - Let's Talk about Love

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2 CHAINZ - Pretty Girls Like Trap Music

, 22:46 - Lien permanent

Le dernier 2 Chainz prétend que les jolies filles aiment la trap music. Et il y a du vrai là-dedans. D'abord, effectivement, parce que les jeunes femmes ont toujours préféré les mauvais garçons. Ensuite, parce que ce sous-genre du rap, autrefois un phénomène régional, en est devenu aujourd'hui le cœur. Il est très populaire et complètement normalisé. Et ce constat vaut aussi pour 2 Chainz lui-même, dont la longue ascension ressemble de près à celle de cette musique, quand on l'observe ainsi, sur le tard, l'année de ses quarante ans, parvenir au sommet de sa carrière.

2 CHAINZ - Pretty Girls Like Trap Music

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ALL STAR - Starlito's Way 2

, 22:49 - Lien permanent

Scène(s) rap Dirty South, milieu des années 2000 : Lil Wayne, de La Nouvelle-Orléans, et All Star, de Nashville, deux collaborateurs occasionnels, sont l'un et l'autre des artistes Cash Money. Le premier, cependant, est une star absolue, il est le plus grand rappeur du monde, comme il le proclame lui-même. Tout ce qui vient de lui, albums, collaborations ou mixtapes, est attendu avec impatience et avidité comme une manifestation du messie. Tandis que l'autre, qui traverse une période difficile de sa vie au niveau personnel, et qui n'est pas une priorité pour son label, se languit et voit sa carrière péricliter. Alors, puisqu'on ne l'autorise pas à sortir de projet officiel, celui que l'on appelle aussi le Cashville Prince, Jermaine Shute de son vrai nom, décide de gérer ses frustrations avec la série des Starlito's Way.

ALL STAR - Starlito's Way 2

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SHEA SERRANO & BUN B - Bun B's Rap Coloring & Activity Book (Rap Coloriages & Activités)

, 23:20 - Lien permanent

Nous avons déjà parlé ici du très bon Rap Year Book de Shea Serrano, qui nous relatait l'histoire du rap à travers ses singles importants. Nous avons souligné aussi le ton très décalé de cet ouvrage, parcouru de dessins, de listes, d'apartés et de notes de bas de page saugrenus. Mais nous n'avons pas précisé que l'auteur n'en était alors pas à son coup d'essai. Quelques mois plus tôt, il avait publié quelque chose de plus extravagant encore. Contacté par Bun B pour qu'ils écrivent un ouvrage ensemble, mais à court d'inspiration, lui et le survivant d'UGK avaient finalement concocté un objet assez improbable : un cahier de coloriage rap…

SHEA SERRANO & BUN B - Bun B's Rap Coloring & Activity Book

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BABYFACE RAY - Legend

, 22:49 - Lien permanent

Detroit est la nouvelle Mecque du rap. Peut-être l'est-elle-même depuis longtemps, mais nous ne l'avons réalisé que tardivement, grâce aux sorties solo ou collectives des Doughboyz Cashout, à l'engouement autour de Tee Grizzley, et aux projets récents de Peezy, comme ce Ballin Ain't A Crime déjà vanté sur ces pages. A ceux-là, il faut en ajouter un autre, BabyFace Ray, un proche du dernier cité. Membre comme lui de Team Eastside, il a commencé à se faire connaître en 2015, avec Gt X Mia (une collaboration avec un autre homme de Detroit, GT) et son premier solo M.I.A Season, puis il a poursuivi avec une salve de mixtapes.

BABYFACE RAY - Legend

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SADISTIK - The Balancing Act

, 23:56 - Lien permanent

Hormis peut-être dans cette version très grand public concoctée par Macklemore, ce n'est pas la plus visible de toutes. Et pourtant c'est bien toute une école de rap, l'un de ses sous-genres les plus pérennes, que Slug a fondé à la fin des années 90, avec son groupe Atmosphere. Après lui, le rap d'écorché vif, les confessions, les paroles introspectives et l'exhibition de son mal-être sont devenus presque synonymes de rap de Blanc underground. Et tant pis si Slug n'était en fait pas 100% blanc, et s'il était bien plus qu'un simple rappeur "émo". Avec lui, une tradition est née, il a eu plusieurs héritiers, comme son protégé Eyedea, ou celui qui a côtoyé ce dernier dans son ultime tournée avant son décès : Sadistik.

SADISTIK - The Balancing Act

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T.I. - Trap Muzik

, 23:25 - Lien permanent

Il est facile de démontrer la place cruciale de Trap Muzik dans l'histoire du rap. Ce second album de T.I., en effet, est celui qui a accéléré la carrière du rappeur. Après l'échec de I'm Serious, un premier projet décevant malgré l'appui des Neptunes et de figures comme Too $hort, l'homme autrefois connu sous le nom de Tip avait su rebondir. Après sa contribution remarquée au tube "Never Scared", de Bone Crusher, la création de son propre label (Grand Hustle Records), une nouvelle signature en major (Atlantic), des mixtapes conçues avec l'aide de son groupe P$C et d'un certain DJ Drama, Trap Muzik lançait une campagne réussie de conquête du grand public, qui culminerait avec King, T.I. vs. T.I.P. et Paper Trail.

T.I. - Trap Muzik

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SYLVAIN BERTOT - Mixtapes

, 22:44 - Lien permanent

Et de trois. Fake For Real a récemment publié (le 18 mai plus exactement) une troisième anthologie sur le rap. Après avoir traité du genre dans son ensemble, puis du mouvement hip-hop underground qui a sévi autour de l'an 2000, nous nous penchons cette fois sur la fabuleuse histoire des mixtapes. Nous retraçons l'épopée de ce format à travers ses multiples métamorphoses, en nous concentrant, comme avec les ouvrages précédents, sur l'espace nord-américain.

SYLVAIN BERTOT - Mixtapes

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Désignez vos albums et mixtapes rap de l'année 2008

, 22:32 - Lien permanent

Le compte-à-rebours de Fake For Real se poursuit. Notre rétrospective sur l'année rap 2009 désormais publiée, et sans cesser pour autant de nous pencher sur l'actualité, nous nous attaquerons bientôt à l'année 2008. A nouveau, vous pourrez vous aussi faire part de vos propres choix, en désignant vos 5 albums ou mixtapes préférés de cette année. Les deux classements seront publiés simultanément.

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LIL B - Black Ken

, 22:38 - Lien permanent

Avec le temps, il était devenu épuisant de suivre Lil B. Qui d'autre que la cohorte (très) acharnée de ses fans, en effet, avait le courage de se palucher ses sorties de quatre ou six heures ? Qui donc voulait encore plonger dans ses mixtapes trop longues, afin d'en repérer les pépites ? Qui, en dehors des adeptes de sa secte, s'intéressait encore à un Based God dont la dernière lubie était de jeter des mauvais sorts aux stars de la NBA ? Cependant, en juillet dernier, alors même que ses sorties commençaient à se faire rares, Lil B s'est rappelé aux souvenirs de tous avec une mixtape annoncée depuis 2010. A l'époque, seule la pochette était connue, dessinée comme son classique 6 Kiss par l'auteur de comics Benjamin Marra. Mais en 2017, Brandon McCartney lui a donné une existence musicale.

LIL B - Black Ken

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RAP, HIP-HOP - Albums et mixtapes 2016

, 22:49 - Lien permanent

Nous faisons peut-être, de nos jours, la même erreur que 20 ans plus tôt : braquer l'essentiel de nos regards sur Atlanta quand nous parlons de rap, comme nous le faisions autrefois sur New York. Considérer que tout est là, que cette ville génère les plus grands classiques du genre, peupler nos classements d'une bonne moitié d'albums venant de cet endroit. Il viendra sans doute un temps où il faudra refaire l'histoire, et redécouvrir des dizaines de grands albums et mixtapes nés en d'autres endroits, et moins sujets à l'attention des médias. Mais pour l'heure, c'est toujours cette grande cité du Sud qui semble nous satisfaire le plus, quand on constate que Future, Young Thug, PeeWee Longway, 2 Chainz, Skooly, 21 Savage, Ralo, Hoodrich Pablo Juan, Johnny Cinco (et bien d'autres encore, non cités ici), sont ceux qui ont contenté nos oreilles. Sans oublier de citer Gucci Mane, dont la libération et le retour en messie aura été l'un des événements rap de l'année.

PEEWEE LONGWAY - Mr. Blue Benjamin

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WEBBIE - Savage Life 2

, 22:48 - Lien permanent

Autrefois, au début des années 2000, quand Bun B a pris les deux rappeurs sous son aile, les noms de Lil Boosie et de Webbie étaient indissociables. Ils étaient les emblèmes de la scène rap de Baton Rouge, et ils sortaient leurs albums en duo. Après bien des années, toutefois, la donne a changé : le premier, désormais appelé Boosie Badazz, est devenu une immense référence du rap du Sud, et en 2014, à sa sortie de prison, il a été accueilli comme le messie. Alors que l'autre, qui a connu pourtant des démêlés judiciaires similaires, est passé au second plan.

WEBBIE - Savage Life 2

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RAP, HIP-HOP - Quelques livres

, 22:57 - Lien permanent

Le rap, cet inconnu... Contrairement à ses aînés jazz ou rock, la littérature à son sujet reste rare. Elle manque de recul. Le genre étant encore trop chaud, trop neuf, trop vivant, les livres à son endroit vont parler davantage de son contexte social que de son histoire et de son esthétique. Ou bien ce seront des biographies, qui rendront peu compte de sa profondeur, de sa complexité, de sa diversité. Il existe certains ouvrages, pourtant, qui méritent d'être recommandés, certains disponibles en anglais seulement. Ci-dessous, une sélection très personnelle.

DJ MARS, BRIL NDIAYE, MAURICE GARLAND, TAI SAINT LOUIS - The Art Behind the Tape

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SHEA SERRANO - The Rap Year Book (Le Rap Book)

, 23:38 - Lien permanent

L'histoire du rap est connue, elle est documentée, elle a déjà été racontée maintes fois. Alors aujourd'hui, pour se démarquer des autres, les écrivains spécialisés doivent inventer des variations, et faire preuve de créativité. Ils peuvent privilégier un angle particulier, le business et l'argent par exemple, comme Dan Charnas avec The Big Payback. Ils peuvent faire comme Roni Sarig avec Third Coast, réviser les vieux dogmes new-yorkais en affirmant que la vraie matrice du rap se trouve au Sud. Ils peuvent aussi faire de la bande-dessinée, comme Ed Piskor avec son Hip Hop Family Tree. Ou bien, comme Shea Serrano, ils peuvent se focaliser, année après année, sur un morceau considéré comme plus important que les autres.

xx

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PLAYBOI CARTI - Playboi Carti

, 23:21 - Lien permanent

"In New York, I milly rock, hide it in my sock". A en juger par l'entêtante phrase d'introduction de "Magnolia", le morceau le plus connu de Playboi Carti, il y est question de dealer du crack dans la grande métropole de l'Est américain. Mais en fait, pas vraiment. Certes, on y trouve, sinon les thèmes, en tout cas le lexique habituel de la trap music et de ses diverses déclinaisons : le fric, les fringues, les filles, et tout le tintouin. Mais les paroles, en vérité, ne disent rien. Il s'agit tout simplement d'une suite d'ad-libs et d'onomatopées, dont le but ultime n'est que de sonner agréablement à l'oreille. Playboi Carti, représentant de ce mumble rap dont Young Thug et quelques autres ont été les précurseurs, fait juste de la musique avec sa bouche. Il s'inscrit dans une longue lignée afro-américaine qui comprend le scat, le beatboxing et, oui, le rap en général, un genre dont la valeur textuelle est souvent surévaluée, alors qu'il s'appuie sur bien plus que de simples paroles.

PLAYBOI CARTI - Playboi Carti

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KANYE WEST - 808s & Heartbreak

, 23:11 - Lien permanent

Donda West, professeur d'anglais, a élevé seule son fils, dès ses trois ans. Ils ont vécu ensemble à Chicago, et même en Chine. Mais en 2007, alors qu'elle n'était âgée que de 58 ans, elle est décédée. Et son garçon, désormais adulte, a violemment accusé le coup. Il a culpabilisé, se reprochant de n'avoir pas assez été près d'elle. Il a pensé aussi, sans doute, que c'est à cause de son statut de superstar que sa mère avait voulu subir les opérations de chirurgie esthétique qui ont provoqué sa mort. Et comme si cela ne suffisait pas pour cet homme, en cette même année, sa relation avec Alexis Phifer, sa compagne depuis cinq ans, a cessé, et il se débattait, pathétiquement, avec les affres de la célébrité. Ces déboires sentimentaux et personnels étaient d'ailleurs les thèmes les plus visibles de 808s & Heartbreak. Mais c'est bel et bien la perte de sa mère, la principale source d'inspiration de ce disque, comme le montrait à l'intérieur de la pochette cette grande photo où Kanye West, fils aimant, embrassait affectueusement Donda.

KANYE WEST - 808s & Heartbreak

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PEEZY - Ballin Ain't A Crime

, 23:29 - Lien permanent

Un Peezy peut en cacher un autre. Alors que le buzz monte autour d'OMB Peezy, c'est un autre, Team Eastside Peezy (suivons donc cette mode qui consiste à précéder le nom d'un rappeur de celui de son collectif – parlerons-nous bientôt de WTC Raekwon ?) qui mérite toute notre attention. Celui-ci, en effet, a sorti avec Ballin Ain't A Crime, l'un des projets les plus notables de 2017. Contrairement au jeune natif de l'Alabama, cependant, celui-ci a de la bouteille. Son collectif, basé à Detroit, fait parler de lui depuis le début des années 2010. Et à presque 30 ans, Phillip Glen-Earl Peaks (son vrai nom) a déjà plusieurs albums ou mixtapes à son actif, dont Mud, Sweat & Tears, un projet de 2015, son plus remarqué à ce jour.

PEEZY - Ballin Ain't A Crime

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G-SIDE - Starshipz and Rocketz

, 23:22 - Lien permanent

Huntsville est une petite ville (à l'échelle américaine) d'un peu moins de 200 000 âmes, située au Sud des Appalaches et au bord du fleuve Tennessee, dans l'Etat d'Alabama. Surnommée "Rocket City", elle n'est connue principalement que pour une chose : c'est ici qu'ont été conçus plusieurs des missiles et fusées qui ont symbolisé l'épopée spatiale, aux Etats-Unis. Le principal musée de la ville, d'ailleurs, est un rocket garden, un jardin où sont exposés plusieurs modèles de fusées. Et c'est l'une d'elles, sorte de Tour Eiffel high-tech, qui est son monument emblématique. Cet engin se retrouve aussi sur la pochette du deuxième album de G-Side, celui de la révélation pour le plus emblématique des groupes locaux, en toute logique pour un disque qui s'emploie à exploiter la métaphore spatiale.

G-SIDE - Starshipz and Rocketz

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PAYROLL GIOVANNI & HELLUVA - Payface

, 22:41 - Lien permanent

Décidément, Payroll Giovanni sait convaincre sur tous les formats. Il l'a fait avec les sorties collectives de son groupe, Doughboyz Cashout, aussi bien qu'avec ses projets solo, notamment ce Stack Season qui demeure l'un des tout meilleurs albums rap sortis l'an passé. Et il se distingue aussi par ses collaborations, comme Big Bossin' Vol. 1, une mixtape de 2016 produite par Cardo, ou plus récemment Payface, un projet en commun avec Helluva, un des producteurs les plus importants de Detroit, la bonne ville des Doughboyz Cashout, et le principal collaborateur de Tee Grizzley, dernière sensation en date issue de la Motor City.

PAYROLL GIOVANNI & HELLUVA - Payface

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OJ DA JUICEMAN - Culinary Art School

, 13:25 - Lien permanent

Si OJ Da Juiceman, jusqu'à ce jour, n'a jamais cessé d'assurer quantitativement parlant, sortant année après année plusieurs mixtapes, la fin de la décennie 2000 semble définitivement avoir été son grand moment. C'est en 2007, en effet, qu'il commença à tirer profit de son association avec Gucci Mane, collaborant avec ce dernier sur "Vette Pass By", un tube underground. Et c'est l'année suivante, toujours en compagnie du même, qu'il proposa son premier single, "Make tha Trap Say Aye". Fin 2008, aussi, il occupa le terrain pendant une nouvelle incarcération de son mentor, sortant alors cinq mixtapes en six mois, avec l'appui de DJ stars.

OJ DA JUICEMAN - Culinary Art School

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