Fake For Real

Depuis 1997 : critiques, dossiers, sélections et autres papiers, dédiés au rap (et parfois à d'autres musiques)
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ICEWEAR VEZZO - Drank Baby

, 23:04 - Lien permanent

Il était normal que le label historique de la musique noire, à Detroit, finisse par se pencher sur la scène afro-américaine qui fait aujourd'hui l'actualité de la ville. Après plusieurs années d'intense ébullition, il était aussi grand temps pour les maisons de disque ayant pignon sur rue de jeter leur dévolu sur le rap local, et pour Motown, cela s'est traduit par la signature en octobre 2018, le jour même de son anniversaire, de l'un des meilleurs représentants de cette mouvance, Icewear Vezzo. Celui-ci sortait alors d'une peine de vingt mois de prison pour possession d'arme. Cependant, pendant son incarcération, et après une décennie prolifique en mixtapes, il venait de sortir Price Goin Up, l'une des meilleures à Detroit ces dernières années. Depuis, l'album officiel se fait attendre, mais le rappeur n'a tout de même pas perdu son temps chez Motown, puisqu'après une sixième et dernière édition de sa série Clarity, fin 2018, il a sorti ce Drank Baby au tout début 2020.

ICEWEAR VEZZO - Drank Baby

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GHETTO - Ghetto Gospel

, 22:47 - Lien permanent

La grande œuvre de Justin Clarke, à l'époque où le rappeur grime se faisait encore appeler Ghetto, c'est pour beaucoup Freedom of Speech, en 2008. Mais selon l'intéressé, c'est la sortie d'avant, Ghetto Gospel, qui fut le grand projet de sa carrière. Pour preuve, il l'a désignée a posteriori comme son premier véritable album, et son dernier projet officiel en 2018, Ghetto Gospel: The New Testament, en reprenait le titre. Cette sortie, pourtant, prenait le contrepied de ce que nous avait tout d'abord proposé ce membre du NASTY Crew, proche de Kano. Ce qui était de mise, ce n'était plus tout à fait le style rude et rageur de la mixtape 2000 and Life et du freestyle pour le deuxième volume du DVD Risky Roadz, deux sorties qui, en 2005, avaient révélé celui connu aujourd'hui sous le nom de Ghetts.

GHETTO - Ghetto Gospel

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SYLVAIN BERTOT - Ladies First

, 07:00 - Lien permanent

Le petit quatrième de Fake For Real est une fille. Ou plus exactement, il est cent filles. Le 21 novembre 2019, est paru en effet Ladies First. En ces heures où l'on célèbre Bbymutha, Cardi B, les City Girls, CupcakKe, Junglepussy, Kash Doll, Kodie Shane, Leikeli47, Little Simz, Lizzo, Megan Thee Stallion, Noname, Princess Nokia, Rapsody, Rico Nasty, Queen Key, Tierra Whack, Tommy Genesis, Tink et bien d'autres encore, en cette période où les rappeuses n'ont jamais autant occupé le haut de l'affiche, nous revenons sur la longue histoire des femmes dans le rap.

SYLVAIN BERTOT - Ladies First

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BUBBA - Long Live Big Meats World

, 22:23 - Lien permanent

Baton Rouge est l'une des scènes rap les plus vivaces des Etats-Unis. Elle nous a donné l'un des rappeurs les plus influents de l'histoire, Boosie Badazz, ainsi que les têtes d'affiche Kevin Gates et Youngboy NBA, mais aussi Webbie, Foxx, Mouse on Tha Track, Mista Cain, DJ B-Real, Max Minelli. Et si on creuse toujours plus, il y a Spitta, T.E.C., Maine Musik, Scotty Corleone, Que Almighty, Jungle Muzik Larry, 70th Street Carlos, WNC Whop Beezy, Sherwood Marty, Eatem, Percy Keith et j'en passe. Et tout cela n'est pas que du name dropping. Tous ces gens, absolument tous, ont sorti de grandes choses. De même que Traymond Jones, alias Bubba.

BUBBA - Long Live Big Meats World

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BILAN - L'année rap 2014

, 22:51 - Lien permanent

On prenait plus ou moins les mêmes, et on recommençait. Kevin Gates, Young Scooter, Shy Glizzy, Migos, et le plus méconnu A-Wax : tous ces gens avaient déjà marqué 2013, et ils récidivaient un an après, avec de nouvelles sorties solides. Avec eux, l'année 2014 consolidait les acquis de la précédente. La prime revenait toutefois à Young Thug qui, en duo avec Gucci Mane ou Bloody Jay, en trio avec Birdman et Rich Homie Quan, ou de manière indirecte avec des proches comme Ola Playa, aura traversé en maître toute l'année. Ainsi gagnait-il sa place au haut du panthéon rap de la décennie, sans pourtant sortir d'oeuvre solo de marque.

A-WAX - Pullin' Strings

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DIGDAT - Ei8ht Mile

, 23:07 - Lien permanent

Il y a un rêve, un espoir, qui revient sans cesse concernant la musique anglaise. Celui que soit répétée l'épopée des Beatles et de la British Invasion, ce moment des années 60 où les charts américains se sont retrouvés remplis de Britanniques. Celui que, à nouveau, ceux-ci réexpédient à l'envoyeur une musique profondément US, mais cuisinée à leur sauce. Comme en a témoigné le critique et écrivain Simon Reynolds, ce phénomène s'est répété au début des années 80 avec tous ces groupes nés des cendres d'une new wave dont les racines étaient pourtant américaines. Mais depuis, à l'ère du hip-hop, tout cela est révolu. Comme tous les autres raps européens, celui du Royaume-Uni n'a longtemps été fait que de copieurs plus ou moins talentueux. Et si le pays a fini par avoir son genre de rap à lui, le grime, et que celui-ci a parfois suscité l'intérêt Outre-Atlantique, il ne s'y est jamais imposé vraiment, et il n'a influencé les rappeurs yankees que de manière anecdotique et passagère. Avec la UK drill, toutefois, la donne évolue quelque peu.

DIGDAT - Ei8ht Mile

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BILAN - La décennie rap 2010-2019

, 00:10 - Lien permanent

Saucissonner la musique en décennies est absurde, cela n'a pas de sens. Il n'y a pas d'épisodes, dans son histoire. Il n'y a pas de début, pas de fin. Elle n'est qu'un continuum, parcouru par de multiples voies, autoroutes comme chemins de traverse, qui se croisent et qui s'entrecroisent continument. Et pourtant, quand on jette un regard en arrière vers le rap des années 2010 à 2019, on peut lire comme un récit. Cette décennie, qui avait commencé dans le bruit et la fureur d'une trap à la mode Waka Flocka Flame, Lex Luger et "B.M.F.", s'est achevé avec une cohorte de rappeurs fatigués, qui ont abandonné leurs voix tonitruantes et leur musique clinquante au profit de chantonnements, de marmonnements et de susurrements. C'est comme si les rappeurs étaient passés de la fête à la gueule de bois, comme s'ils payaient le contrecoup des drogues qui, un temps, les avaient euphorisés.

MEYHEM LAUREN - Respect the Fly Shit

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SEAN PRICE - Jesus Price Supastar

, 22:48 - Lien permanent

L'avenir appartient aux seconds couteaux. Si l'on doit à un membre méconnu du Flipmode Squad, Roc Marciano, d'avoir donné un futur au classic rap new-yorkais dans les années 2010, ce rôle échut à Sean Price dans la décennie précédente. Quand ce dernier se faisait appeler Ruck et que, dans les années 90, il était la moitié du duo Heltah Skeltah, il n'était pas le rappeur le plus éminent de la Côte Est, la concurrence étant rude. Quelques années plus tard, il dut même retourner dans la rue et vendre du crack pour joindre les deux bouts. Cependant, il n'avait pas tout à fait quitté le circuit, apparaissant sur des mixtapes, et collaborant avec d'autres rappeurs sous son véritable nom. Et en 2005, quand sortit son premier album solo, Monkey Barz, celui-ci fut un succès critique. Tout à coup, avec lui, Sean Price devenait le rappeur le plus en vue de son collectif, le Boot Camp Clik.

SEAN PRICE - Jesus Price Supastar

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Désignez vos projets rap de la décennie 2010-2019

, 00:55 - Lien permanent

Après avoir voté chaque année pour leurs albums rap préférés, il est temps pour les lecteurs de Fake For Real de se pencher une dernière fois sur l'ensemble de la décennie écoulée. Désignez ci-dessous les dix œuvres rap que vous retenez des années 2010 à 2019. En parallèle, vous pourrez découvrir notre propre sélection.

POUYA - The South Got Something to Say

, 23:39 - Lien permanent

Le Sud a quelque chose à dire. Cette phrase d'André 3000 est l'une des plus emblématiques de l'histoire du rap. Elle remonte à 1995, à la cérémonie de remise des prix du magazine The Source. Alors que la rivalité entre les Côte Est et Ouest battait son plein, c'est un duo venu du Sud, Outkast, que avait été désigné comme meilleur groupe de l'année. Le public, choqué, avait alors copieusement hué les intéressés, avant que ne lui soit rétorquée la fameuse phrase. Si ce moment a aujourd'hui une telle importance, c'est qu'il était prémonitoire. Ce sont en effet les Etats méridionaux qui, dans la décennie suivante, allaient dominer le rap. André 3000, toutefois, n'avait sans doute pas imaginé que ce Sud ressemblerait à Pouya.

POUYA - The South Got Something to Say

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JAYDAYOUNGAN - Misunderstood

, 22:57 - Lien permanent

Tout vient de là, tout vient du blues. En tout cas dans le rap actuel. En tout cas chez ces cohortes de gangsters mélancoliques et de mauvais garçons pleurnicheurs qui semblent courir les rues, de nos jours. En tout cas autour de Baton Rouge, une ville dont les stars sont Kevin Gates, NBA Youngboy ou, avant eux, Lil Boosie, le géniteur même de cette tendance. Javarious Scott, lui, ne vient pas de la capitale de la Louisiane, ni de l'autre grande scène rap locale, celle de La Nouvelle-Orléans. Ses bases sont ailleurs dans le même Etat, dans la toute petite ville de Bogalusa. Mais clairement, il appartient à la lignée des gens susmentionnés. L'une des premières fois où il a attiré l'attention sur lui, d'ailleurs, c'est au côté d'un autre adepte de ce rap tout en peines et tout en douleurs : le Floridien Yungeen Ace, sur rien de moins que son morceau de bravoure, "Jungle".

JAYDAYOUNGAN - Misunderstood

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MAX B - Public Domain 2: Rise of the Silver Surfer

, 22:49 - Lien permanent

En 2007, Max B était déjà plongé dans les affres de l'affaire sordide qui, plus tard, allait le condamner à 75 ans d'incarcération (une peine ramenée depuis à 12 ans "seulement"). A peine libéré de prison en 2005, il y était déjà de retour, accusé dans des circonstances douteuses d'avoir commandité un meurtre. C'était alors le début de la fin. Afin d'être libre en attendant son jugement, il avait dû payer deux millions de dollars de caution, qu'il avait obtenus en signant un deal trop rapide avec son acolyte d'alors (et le patron de son collectif Byrdgang), Jim Jones. C'est cet accord qui serait l'origine de sa dispute contractuelle et financière avec le membre des Diplomats, et de l'embargo que ce dernier instituerait à son encontre.

MAX B - Public Domain 2 Rise Of The Silver Surfer

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THE CHAMELEONS - Strange Times

, 23:20 - Lien permanent

Pour les Chameleons, Strange Times aurait dû être l'aboutissement. En 1986, le groupe de Middleton, près de Manchester, venait de rejoindre le label Geffen, et c'est un troisième album ambitieux que sortait le quartet composé du chanteur et bassiste Mark Burgess, du batteur John Lever, et des guitaristes Reg Smithies et Dave Fielding. Malheureusement pour eux, le succès international attendu n'est jamais arrivé, des dissensions internes les ont minés et leur manager Tony Fletcher est mort subitement l'année d'après, entrainant leur séparation. Hormis un EP en hommage à ce dernier (et un album tardif enregistré à l'occasion d'une brève reformation dans les années 2000), cette œuvre-là serait donc leur dernière. Mais pour ceux qui ont connu et qui ont apprécié le groupe, principalement dans leur Royaume-Uni natal et chez les fans de rock avertis (dont un certain Noel Gallagher), Strange Times a été l'apogée d'une discographie quasi irréprochable.

THE CHAMELEONS - Strange Times

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ROC MARCIANO - Marcielago

, 13:52 - Lien permanent

La décennie 2010 n'aurait su s'achever sans l'un de ceux qui l'ont survolée. Aussi, le 12 décembre, Roc Marciano a-t-il ajouté une autre pièce à cette discographie impressionnante inaugurée dix ans plus tôt par ce survivant méconnu du Flipmode Squad, avec le grand Marcberg. Une discographie sans laquelle il est difficile d'imaginer Ka, Billy Woods, Crimeapple, Hus Kingpin, Knowledge The Pirate, Mach-Hommy et toute la clique Griselda. Une œuvre qui a préservé la place de New-York dans ce genre musical qu'elle a créé, et à laquelle, une fois encore, le rappeur fait honneur avec Marcielago, un album où le rappeur d'Hempstead s'interroge sur sa postérité, citant par deux fois, sur "Tom Chambers" comme sur "Legacy", le cas malheureux de l'éternellement incarcéré et du perpétuellement mésestimé Max B.

ROC MARCIANO - Marcielago

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BIRDMAN - 5 ★ Stunna

, 01:46 - Lien permanent

Birdman est un vautour, il est un vil rapace. Il n'y a rien d'attachant chez le patron et fondateur de Cash Money. Et il n'y a rien de remarquable quand il rappe. Même si lui, contrairement à d'autres rappeurs gangsta, est sans doute un vrai voyou, s'il est un véritable businessman malhonnête, ses paroles ne sont que platitudes. Son numéro de parrain protecteur, la constante exaltation de sa réussite, ne sont que des banalités déblatérées de façon transparente, sans originalité, sans adresse verbale, sans aucun frisson d'authenticité. Il pue la fausseté, le mensonge, la tartufferie, et il n'a pas le talent nécessaire pour maquiller et sublimer tout cela, loin s'en faut. Et pourtant, sa discographie n'est pas négligeable. Les albums de Bryan "Baby" Williams méritent d'être retenus, tel notamment ce 5 Star Stunna.

BIRDMAN - 5 ★ Stunna

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MAYBACH MUSIC GROUP - Self Made Vol. 1

, 16:55 - Lien permanent

Quand on devient un rappeur important, la coutume veut que l'on se bâtisse un empire, que l'on crée un label et que l'on soude toute une équipe autour de soi. Or, important, Rick Ross l'était incontestablement, au début de la décennie 2010. Cinq années après l'historique "Hustlin'", il avait démontré qu'il était davantage que l'homme d'un seul tube. Tout récemment, étaient sortis les albums Deeper than Rap et Teflon Don, ainsi que les mixtapes Albert Anastasia et Ashes to Ashes, et il avait dominé la bande-son de l'été 2010 avec son dévastateur "B.M.F. (Blowin' Money Fast)". En 2011, donc, suite logique, il donnait corps à son nouveau projet, le label Maybach Music, avec l'album collectif Self Made Vol. 1.

MAYBACH MUSIC GROUP - Self Made Vol. 1

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GIGGS - Big Bad...

, 14:34 - Lien permanent

Si aujourd'hui, il existe en Grande-Bretagne une scène rap florissante, et qui ne se cantonne pas au sous-genre du grime, c'est en partie parce que Nathaniel Thompson a dégagé la voie. Il est difficile, en effet, d'imaginer l'Angleterre d'aujourd'hui, celle de Dave, de Fredo et d'AJ Tracey, sans penser à la voix grave et au débit lent de Giggs, sans revenir sur son parcours, sans l'avoir vu, albums après mixtapes depuis la fin des années 2000, imposer un rap de gangster dans le style des Nord-Américains (et adoubé par eux : il a collaboré avec Styles P comme avec ce charognard de Drake), et néanmoins immanquablement britannique. Et en 2019, alors qu'avec l'engouement autour des artistes susmentionnés et de la UK drill, on a jamais parlé autant du rap d'Outre-Manche, il était logique que Big Bad…, le cinquième album du rappeur de Peckham, ait droit à quelques égards.

GIGGS - Big Bad

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RAP INTERNATIONAL - Quelques livres

, 22:57 - Lien permanent

Le rap, cet inconnu... Contrairement à ses aînés jazz ou rock, la littérature à son sujet est longtemps demeurée rare. Elle manquait de recul. Le genre étant encore trop chaud, trop neuf, trop vivant, les livres à son endroit ont longtemps parlé davantage de son contexte social, que de son histoire et de son esthétique. Ou bien ils ont été des biographies, qui ont peu rendu compte de sa profondeur, de sa complexité, de sa diversité. Il existe certains ouvrages, pourtant, qui méritent d'être recommandés, y compris en français, parfois. Et ces dernières années, cette bibliographie n'a pas cessé de croître. Ci-dessous, une sélection très personnelle.

ED PISKOR – Hip-Hop Family Tree

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ROLF POTTS - The Geto Boys

, 22:52 - Lien permanent

Rolf Potts est connu comme écrivain et essayiste spécialisé dans les récits de voyage. Il a écrit plusieurs livres dans ce registre, ainsi que des articles dans des revues telles que le National Geographic Traveler. Mais ce que l'on sait moins, c'est que l'envie de sillonner le monde a commencé par l'irruption d'un objet exotique dans la vie de cet Américain blanc issu de la classe moyenne : le disque The Geto Boys, sorti en 1990 par le groupe du même nom (en fait une refonte de leur album précédent, Grip It! On That Other Level, sous l'égide de Rick Rubin). Confirmant ce que beaucoup ont dit du gangsta rap, à savoir qu'il satisfait chez les blancs une envie de tourisme à moindre risque dans l'univers afro-américain, il a poussé Rolf Potts à commencer ses longues et ses lointaines pérégrinations par une virée dans le 5th Ward, le quartier de Houston dont est issu le groupe de rap.

ROLF POTTS - The Geto Boys

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DIZZEE RASCAL - Maths + English

, 23:17 - Lien permanent

En 2003, l'engouement considérable autour de Boy in da Corner a été, pour une bonne partie, une bulle critique. Certes très réussi, l'album nous avait été vendu comme l'ouverture d'une nouvelle ère, comme une révolution telle que la musique n'en connaît que tous les vingt ans. Cependant, l'explosion du grime, que ce premier opus de Dizzee Rascal était censée annoncer, n'eut jamais vraiment lieu. Malgré quelques résurgences auprès du grand public, comme dans les années 2010, quand des rappeurs américains l'ont parrainé, le genre a continué sa route dans l'underground. Quant au Londonien, il a suivi lui aussi son bonhomme de chemin, sans être un inconnu, loin de là, mais sans non plus être une star absolue.

DIZZEE RASCAL - Maths + English

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